
Managua
17 Oct 2016 . Ville qui ne fait pas vraiment capitale. Il y a pas mal de végétation mais ce sont des terrains vagues, ce qui entraine pas mal de déchets. De grandes artères avec des sortes de bidonville, maisons faites de bois et de tôle. Pas de mendiants mais cela semble bien misérable. Pas de magasins, des bicoques qui vendent des bricoles.
Pas de noms de rues, pas de panneaux et malgré un bout de plan, je me perds complètement après 1h de marche. Et il fait un grosse chaleur bien moite. Je finis par prendre un taxi qui me dépose place de la Révolution . Quartier un peu plus « beau » mais vraiment rien d’extra, aucun charme. La place, très arborée, a sur ses cotés la cathédrale. On ne peut la visiter car toujours en ruine après le séisme de 1972. L’extérieur, austère, est assez banal. A coté , le palais national de la culture, actuellement musée, est propre, restauré mais c’est tout. A quelques pas de là, le théâtre Ruben Dario est carrément laid de l’extérieur.
Juste en face, le lac de Managua. Là c’est joli. Ouf, enfin! C’est très calme et la vue sur le lac est paisible.
Leon
18,19,20 & 21 Oct 2016. Je vais à pied à Managua là où sont les minis bus pour Leon. Je demande mon chemin à un monsieur et….il m’accompagne. La 1ere compagnie ne veut pas me prendre car mon sac à dos ne rentre pas à l’arrière du véhicule. Le monsieur m’en trouve une autre et attend que tout soit ok. Vraiment sympa.
Les nicaraguayens sont abordables et charmants. Un couple, rencontré dans l’avion, m’envoie un mail pour me donner leur téléphone et me dire de les contacter en cas de question ou de soucis. Dans la rue, certainement peu habitué à croiser une européenne seule, on me salut.
Le voyage Managua/Leon est rapide, 1h30 et ça tombe bien car je me retrouve assise avec mes 2 sacs!
Leon a ses rues en damier. Plus simple. Plus typique que la capitale. Des maisons basses colorées. C’est assez peu développé, pas du tout moderne. Pas de boutiques, uniquement des bouibouis ou de la vente dans les maisons. Celles-ci ont toutes de jolies grilles en fer forgé devant les portes et sont souvent ouvertes, laissant voir les intérieurs. Pas mal de carrioles aussi; ils travaillent avec les chevaux.
La cathédrale, blanche, est sobre de l’extérieur comme de l’intérieur. Ce serait la plus grande d’Amérique centrale. Je monte sur ses toits. Très sympa. On déambule au milieu des dômes blancs et éblouissants. Vue sur les toits de la ville pas extra et sur les volcans au loin, beaucoup plus chouette.
Musée Ruben Dario, poète nicaraguayen incontournable. Très grande figure nationale, il vécut dans cette maison où l’on voit des objets divers de la famille ou lui ayant appartenu. Il eut 3 femmes et 5 enfants dont une seule fille est encore vivante et vit en Equateur.
Après hésitation à cause de la météo, il pleut beaucoup la nuit, légèrement la journée, je décide d’aller au village Las Penitas, à 20kms. Je traverse la ville et le quartier de Subtavia, le plus vieux quartier de Leon. Et je trouve sans difficulté le bus.Bus très brinquebalant, plus d’1h pour 20kms mais la route est sympa. On y voit la vie, plus de charrettes que de voitures, les vaches couchées sur le goudron….
Las Penitas est un hameau au bord du pacifique. Pause à la barca del Oro où je ne peux faire ma balade en rivière. Trop chère seule. Mais le lieu est si charmant que j’ai peu de regrets.
Après un début un peu difficile, je commence à me sentir bien. Je ne sais trop pourquoi, la fatigue, cette chaleur moite, le manque d’infrastructures modernes, ma situation perso aussi peut-être, j’ai eu un peu plus de mal à prendre mes marques, à me sentir sereine.
Ici le lieu, propre, joli, au milieu de la nature et au bord de l’océan m’apaise. IL y a pleins d’oiseaux. Balade sur la plage de sable gris. J’observe la vie, des enfants qui jouent, des pêcheurs au bord de la lagune. Puis je me régale d’un poisson sauce coco et d’un jus de fruits. Un délice.
Conversation avec un nicaraguayen. D’après lui, le gros souci du pays est l’éducation. Les écoles de niveau correct sont privées et bien sûr 80% des enfants vont à l’école publique. Il n’y a pas d’industrie et l’agriculture est uniquement locale. Le tourisme serait en progression mais uniquement pour les routards. Le salaire moyen entre 200 & 300 dollars.
Le musée des légendes a été créé par une mère de 10 enfants qui pensait qu’éducation et culture étaient très importants. Il se trouve dans une ancienne prison où, en 1979, fut incarcéré Somoza, famille dictatoriale durant 4 décennies et renversée définitivement à cette époque. On y voit bien les géoles, les pierres de torture, les barbelés, un petit mirador. Le musée est,lui, fait de figurines grandeurs natures, assez grossières dans la réalisation, représentants des légendes, des danses, des personnages. Un peu minable mais amusant.
Masaya
22,23,24 Oct 2016- Ma guest est dans un quartier résidentiel où le matin j’entendrais quantité d’oiseaux. J’ai la clim, de l’eau chaude, une grande chambre plus agréable. Joli petit jardin aussi. ça fait du bien. Accueil charmant là encore.
Masaya malgré ses 165 000 habitants fait plus gros bourg que ville.
Grande balade à travers la ville,sous une grosse chaleur malgré le début de journée, pour rejoindre le malecom. Là, très belle vue sur la laguna de Masaya, un immense lac de cratère. Dommage que cela ne soit pas plus aménagé avec un ou deux bancs car c’est vraiment joli.
La cathédrale, assez joli, a un intérieur sympa aussi. Tout en bois sombre, elle est grande, assez moderne. Pleins de statues bien habillées de tissus colorées.
Le « parque central » est vraiment très agréable entre ses jeux pour enfants, son kiosque à musique, ses kiosques à boissons et à snacks, ses poules et poussins qui se baladent. Lieu de vie assez génial. Il s’y passe toujours quelque chose: musique, discours, jeux….J’aime beaucoup cette ville où il n’y a pas grand chose à faire mais où je me sens bien.
Catarina, pueblos blancos. Pour y aller, je traverse le marché de Masaya. Un vrai de vrai! De tout, sous un bric à broc de tôles, de bâches en plastique. « La gare de bus » vaut le détour elle aussi! Un terrain vague pleins de détritus, de vendeurs ambulants, de bus, de cris. Wahouuuuuu…..
Le bus me laisse sur la grande route et je traverse le village de Catarina. C’est calme. 10mn de marche et on débouche sur le mirador. La vue est un choc! En contrebas, un immense lac. On ne s’y attend pas et c’est de toute beauté. Magnifique la laguna de Apoyo. Tout autour la forêt, en bas cette immensité d’eau, à l’horizon une large bande de terre avec au loin Granada et de nouveau un lac puis le ciel. Superbe.+
Granada
25,26,27,28 Oct 2016 Mon hôtel est carrément agréable avec piscine. Tout pour se sentir bien. Je commence d’ailleurs par un petit moment à la piscine. Que cela fait du bien!
Surprise, toute proche de l’hôtel, la rue principale est piétonne, pleine de terrasses , de bars et de restaurants. C’est plus moderne avec des maisons coloniales.
Comme chaque fois, le « parque central » est très agréable. Ombragé avec son lot de vendeurs ambulants.
La cathédrale est jolie de l’extérieur et bien mise en valeur avec la place juste devant. L’intérieur est sobre et épuré, pas désagréable et cela fait assez « moderne ».
L’église de La Merced a une façade assez détériorée et aurait bien besoin d’une restauration. En haut du clocher, superbe vue sur les toits de tuiles perdus dans la verdure et sur la cathédrale. On retrouve aussi le volcan Mobancho. C’est chouette.
Long moment au café du sourire et au centre social. Là, d’un coté des jeunes défavorisés fabriquent des hamacs; on les voit travailler. De l’autre coté, un restau un peu bouiboui est tenu uniquement par des sourds et muets. J’y déjeune. Chouette endroit.
Le couvent San Francisco, transformé en musée a une section légendes et traditions, une sur la peinture, sur la religion et des statues pré colombiennes. Plus que le musée c’est le lieu qui est bien. On retrouve bien le couvent et son cloître.
Las Isletas. Je me rends vite compte que j’aurais pu le faire sans agence. C’est une balade en petit bateau à moteur dans un cadre extra. Paradis des oiseaux: aigrettes,martins pêcheurs, pélicans et des tas d’autres que je ne connais pas. Sur le lac, en tout 365 îles parfois avec une habitation. La nature est belle. Vraiment à faire.
Bus puis tuk tuk pour aller jusqu’à l’entrée de la réserve du volcan Mombacho. Après de longues hésitations avec M. nous décidons de ne pas monter en voiture mais à pied. Quelle erreur! Pendant plus de 3h , ça grimpe. Et le mot est faible! Nous sommes vraiment à flanc de montagne. Certes le chemin est beau mais la montée très ardue est vraiment continuelle et avec un très fort dénivelé. J’en bave comme ce n’est pas possible! Absolument aucune indication nous donnant une idée du temps ou nombre des kilomètres ( nous en ferons 10!) pour arriver au sommet. Certainement proches de celui-ci, mais aucune certitude, nous finissons , sans l’atteindre, par rebrousser chemin. La descente ne peut se faire qu’à petits pas et est presque aussi difficile, toujours à cause de ce dénivelé. Nous finissons dans la benne d’un 4*4 jusqu’au croisement de la route! La nature estbelle, nous n’avons vu personne et entendu que les oiseaux et les singes hurleurs mais vraiment trop difficile!
Ile d'Omotepe
29,30,31 Oct 2016- 1 h de shuttle puis 1h de ferry et j’arrive sur l’île d’Omotepe.Moyogalpa, tout petit bourg où le temps s’est arrêté. Ici, très peu de voitures, quelques bus locaux, et surtout des chevaux, des poules, des cochons partout. Quel plaisir de regarder les locaux monter à cru leurs chevaux pour emmener je ne sais où 2,3 bœufs!
Je ne me lasse pas de regarder la vie. Je suis vraiment à la campagne. Mais de quoi vivent ces gens?….Pas vu dans ce pays quelque chose qui ressemble à une usine. Tout est fait main et à la maison. Je verrais un gars fabriquer un lit dans sa cour. Les hamacs sont aussi faits dans les maisons. Quelques jardins ou un peu d’agriculture. Vente de ces produits et voilà!
Quelle épopée pour traverser l’île! Après 1h de bus, on me dit que je dois en prendre un autre pour playa San Domingo mais je ne le verrais jamais. Je marche 5kms. La balade, si on oublie la chaleur, et très agréable car la campagne est toujours aussi magnifique. Je passe à travers des bananeraies. Je ne me lasse pas de ces paysages. Après 2h pour faire 20kms, j’y suis! Playa San Domingo est un lieu assez désert. Une plage au bord du lac: sable gris et herbes au pied du volcan Maderas. Tranquille est agréable sans être extra.
Ojo de agua. En pleine forêt, dans un beau cadre, un bassin d’eau, à priori thérapeutique, où on peut se baigner. Hamacs et chaises pour se détendre. Sympa. 3kms à pied pour rejoindre la route et attendre une éternité un bus qui me pose à Moyogalpa.
San Juan del Sur
01,02,03,04 Nov 2016- Déçue par ma guest, j’essaie d’en trouver une autre mais je vois vite qu’ici les prix sont exorbitants pour avoir un truc sympa. Je reste! Au moins j’ai la clim….
San Juan est un petit bourg dont on fait vite le tour au bord de l’océan pacifique. Une jolie plage avec une lumière extra au moment du coucher du soleil. Le lieu est agréable.
Playa Hermosa. La route puis la piste pour s’y rendre est encore splendide. Vert de la forêt, bleu du ciel, les jeux d’ombres et de soleil…. Un petit restau aux abords de la forêt avec hamacs, chaises longues, tables annonce le paradis. Puis la plage, immense, superbe. La forêt, la plage, l’océan et ses vagues puis le ciel bleu et son soleil. J’y passe 3h à marcher, à mettre les pieds et les fesses dans l’eau, à ne rien faire, juste se retrouver soi même. Extra….