Voyager: Java,Indonésie

 

 INFOS:

 

*Ils roulent à gauche dans une anarchie totale

 

*Il faut compter 1h pour 30kms en voiture

 

*La notion de village n'existe pas. Lorsque je suis allée dans un "village", 176 000 habitants y vivent ( Cianjur)!

 

*L'animisme est non voyant mais très présent

 

* L'île fait 1/4 de la France pour environ 145 millions d'habitants

 

* Un islam très modéré domine ici, les mosquées sont très nombreuses

 

Voyager: Java,Indonésie

 

Jakarta

 

Après un vol de 6h, une escale de 2 et un autre vol de 9h, je passe les formalités très rapidement sans aucune attente. J'ai fais le choix de ne pas faire le visa en ligne pour avoir le tampon sur mon passeport.

Sans aucun souci non plus, une guérite permet de commander un "grab" ( équivalent Uber)

Mon hôtel ressemble à une grande maison et se trouve dans une petite rue calme. Joli déco et accueil charmant. Pour patienter en attendant ma chambre, je prends, au café de l'hôtel, un petit déjeuner; je suis affamée.

1er échange avec un couple d'indonésiens. Me voilà dans mon élément...

 

Je découvre très vite que cette ville n'est pas du tout adaptée aux piétons. Une circulation d'enfer de voitures, de scooters et de motos, des rues dans tous les sens, pas de trottoirs ou trop dangereux pour les utiliser. Grande expérience sans aucun plaisir! Le but est un centre commercial pour faire du change à 2kms. Je demande mon chemin, je vais dans le bon sens. Parfait. Quelques instants plus tard, un de ces messieurs m'appelle, me redemande ma destination. Ah ben non! Je ne suis pas dans la bonne direction. Il me fait monter sur son scoot ( je ne sus pas habituée du tout du tout!)et me dépose là où je veux aller. Merci m'sieur!

Me voilà maintenant au milieu d'immenses buildings et il me faudra encore demander pour savoir lequel est le "Central Park Mail".

Change à un très bon taux puis, pour rentrer, aucune question ne se pose, une hotesse du centre me commande un uber local et je rentre rapidement pour 1€50.

Folklo la capitale!​

Cianjur

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22/08/24: 3h de route en "shuttle" (mini van de 9 places) pour 90kms; hors le col de La passe de Puncak aux environs de la ville de Cipanas, avec ses plantations de thé, la route a peu d'intérêt, si ce n'est les détails de la vie quotidienne. ça grouille de partout avec un trafic routier sans interruption.

A l'arrivée, je passe pour une extra-terrestre en voulant marcher avec mes sacs....1km! C'est incroyable comme personne ne marche à Java!

Je passe par des ruelles vraiment typiques; en France on dirait "coupe-gorge" ( sans notion d'insécurité) et je trouve la maison de ma famille sans trop de difficulté. Comme je m'en doutais c'est très sommaire. Un lit sans drap, un ventilo hyper bruyant, un plafond qui menace de s'écrouler; le plus compliqué est la salle de bain...le filet d'eau au lavabo ne permet ni un lavage de mains ni de dents, solution la douche....les toilettes, il faut se mettre de travers par manque de place. Rustique Il y a aussi une terrasse mi couverte mi ouverte et agréable car il y a un peu plus d'air.

Mais le plus important ce sont les échanges et là, extra. M & C sont aux petits soins et malgré le peu d'anglais, on arrive à communiquer. Immersion totale. Quelle école et enrichissement!

Après une pause dans ma chambre, S. , français vivant à Cianjur, m'emmêne , sur sa moto ( ourps!) dîner. Je ne m'attendais pas du tout à ce genre d'endroit! C'est beau, calme, le top du top. Je mange un riz cuisiné avec des fruits de mer; c'est bon. Une super soirée. Merci, S.!

 

23/08: Plusieurs réveils dûs à l'appel à la prière qui hurle. On me monte sur la terrasse, un café...surprise....avec le marc et une assiette. Dans une sauce à la cacahuète, du tofu ( définitivement pas mon truc), des oignons, du lontong ( pain de riz bouilli dans une feuille de bananier). Si c'est un peu dur à 7h du matin,je regrette surtout que ce soit froid car ce n'est pas mauvais.

Après un temps d'échanges avec M. & C., je vais au marché tout proche. Le rez de chaussée est un souk "made in China" sans interêt. L'alimentaire est au sous-sol. Typique! La 1ere chose que j'y vois sont des cafards gros comme un doigt, qui s'y promènent. Bienvenue! Il faut y aller pour comprendre...Tout est très compact, les allées toutes petites. Tout le monde fume là dedans au dessus des étals. Des tas de fruits et légumes inconnus pour moi. Clairement pas pour acheter mais vraiment à voir.

Le contact avec la population est facile, même avec la barrière de la langue. Ils sont très fans de se faire prendre en photo avec une "bule" (étranger) ou ils te filment discretement et si tu les autorises, ils sont supers contents. J'adore ces moments.

Dans l'après midi, je vais explorer mon quartier, Muka. Ce ne sont que des ruelles. La zone est très populaire, même pauvre je pense. Evidement on me remarque et les bonjours fusent.

Je rentre dans une école, dans un hangar avec une trentaine de bovins. Dommage, la tentative de communication est un échec et je n'arrive pas à savoir si ces animaux appartiennent à une seule personne. J'arrive ensuite à des rizières. Certains brins ont des  graines, du  coup au milieu de ce vert superbe, de petites taches blanches. C'est beau. Enfin arrêt à des bassins de pisciculture avec des pêcheurs. J'en verrai pas mal de ces bassins lors de mon séjour.

Marche bien agréable.

Je retourne au restau d'hier. Je passe par des ruelles qui me montrent un autre aspect de la ville en évitant les grandes artères.

 

24/08: S. vient me chercher vers 8h30. Direction Gunung Padang en 1h de moto. Pour une nana pas trop rassurée et pas du tout habituée, ça commence fort.

Dès que nous quittons la route principale, c'est de la petite montagne et de la campagne. Malheureusement, pas encore habituée aux 2 roues, je n'en profite pas assez à mon goût mais c'est super joli. Alternent bananiers, rizières, plantations de thé dans une végétation assez dense.

Gunung Padang est un site mégalithique qui daterait de 10 000 à 25 000 ans avant JC, les dates ne sont aucunement certaines. Après une ribambelle de marches pour arriver au sommet de la colline, le site est surprenant. Des terrasses "jonchées de pierres". On voit clairement des dispositions de pièces. S. m'explique que des études avec un  radar démontrent qu'il y aurait la continuité du site "à l'intérieur de la colline", sous nos pieds. On se balade un moment; c'est beau, calme, serein, très agréable.

On reprend la moto, et déjà là, ça me semble long pour aller à la cascade Gurun Pasir. C'est payant mais wahouu....le cadre et la cascade sont superbes. C'est de toute beauté. Il n'y  que des locaux, assez nombreux car nous sommes le week-end, et du canyoning sur la paroi rocheuse. La nature est à couper le souffle, le lieu vivant sans être bondé, c'est hyper agréable.

On mange sur place des baksos, boulettes de viande trempants dans un bouillon de nouilles asiatiques, légumes, piment. Cela ne coûte rien.

Le retour est assez vite très long pour moi. J'ai mal partout. Plus de 3h de moto sur la journée est trop pour une 1ere fois. Le hic est qu'ici en gros c'est le seul moyen de transport. De plus, les villes étant tellement étalées qu'il faut du temps non seulement pour atteindre son but mais aussi pour avoir un peu de nature et donc moins de circulation.

J'arrive le corps totalement fourbu mais heureuse d'avoir dépassé mon appréhension et tellement ravie de cette journée extra. S. est vraiment hper sympa avec moi.

 

25/08: Balade dans Cianjur pour rejoindre un café repéré il y a 2 jours et écrire. Moment tranquille où la fatigue se fait ressentir.

Puis S. vient me chercher, toujours en moto. Nous allons au lac Cirata au départ de Jangari. L'aller n'est pas trop long, ça va mieux qu'hier. Il faut payer pour accéder au lac. En fait, c'est toujours le cas. Les accès aux sites sont payants, les parkings aussi. S. nous négocie un bateau de pêcheurs et c'est parti pour 1h30 de promenade sur l'eau. Pendant notre tour, nous déposons un gars qui a fait ses courses et qui va, sans aucun doute, passer quelques jours sur l'eau. Nous sommes aussi taxi pour deux autres personnes. Chaque fos, une espèce de bicoque avec à priori l'électricité, plusieurs bassins où ils élèvent des poissons. Pour accéder, ils marchent sur des bambous de 10 cms de large. On voit plusieurs personnes les nourrir. Il y a une quantité impressionnante de ces installations. Il y a aussi des gars sur des radeaux qui doivent pêcher avec des anses, d'autres encore aux abords des rives sous des abris de bambous avec des cannes. Je n'avais jamais rien vu de similaire. Le cadre et la lumière sont superbes, je me régale en photos.

Très différent d'hier et encore un chouette moment.

On finit cette journée en dinant dans un immense warung bien local. Sous un toit de tôle, de grandes tables, un buffet et une ambiance familiale. 

 

26/08: Ce matin, je vais voir la grande mosquée. Je traverse un parc où je repère bancs et tables à l'ombre. Nickel pour la suite.

Le gardien de la mosquée me demande de monter à l'étage, partie des femmes. C'est cool, je suis toute seule et j'ai une super vue sur la salle principale. Elle est grande cette mosquée mais très simple, plus belle à l'extérieur. Séance photos et échanges avec un groupe de femmes. Elles se sont mises sur leur 31 pour venir prier et discuter.

En sortant, idem, je tombe sur deux dames qui m'offrent gâteaux secs, photos, échanges...

Puis direction ma table repérée avec l'intention d'écrire. 2 mots et......j'abandonne! De 1 monsieur, ils seront 6 quand je partirai 15mn plus tard! Ils n'ont qu'une envie, discuter mais ne parlent pas un mot d'anglais et totalement bloqués nous sommes. Cela ne les empêche pas de persister avec des tas de questions auxquelles je ne comprends rien! Je fuis!

Dernier dîner avec S. dans un restau chic, super agréable et vraiment délicieux.

J'ai été déçue par K. mais grâce à S.,les moments passés ensemble resteront dans mes meilleurs souvenirs de ce pays.

 

27/08: Je vais à pied à l'agence Bhinneka. Je suis en avance et ils acceptent sans soucis que je prenne un van plus tôt. Trajet sans grand intêret avec des bouchons. Nous passons dans une région avec moults carrières de pierre, les camions avancent à 5kms/heure et nous sommes coincés derrière.

Les indonésiens sont serviables, je n'ai pas internet. Les fois où j'ai besoin d'une connexion pour un grab, ils me le commandent avec le sourire.

Mon ostel est dans une petite rue calme avec des parties communes sympas. Petits espaces extérieurs, une cuisine commune, eau filtrée froide et chaude à disposition, frigo, micro-ondes. Ma chambre est....un cagibi! Un lit une place calé aux murs et en gros 1m d'espace devant au pied du lit! Un porte-manteau, un mini ventilo bruyant et totalement inefficace. Terminé. Postivons, une fenêtre qui s'ouvre et j'ai mon intimité.

L'équipe est agréable et la jeune femme de l'accueil d'une serviabilité incroyable!

 

Quelques courses dans un supermarché et repérage  pour un massage.

Ici c'est déjà plus agréable de marcher lorsque j'arrive à quitter les grandes artères, c'est même sympa.

 

Bandung

 

28/08: Je pars pour une longue marche dans la ville. 1er arrêt à la banque indonésienne, un joli bâtiment colonial. Le gars de la sécurité est sympa, il accepte que je rentre dans la cour pour une photo.

2eme arrêt, la cathédrale Saint Pierre. De l'extérieur, une église catholique de nos villages, l'intérieur est très dépouillé. Elle a le mérite d'exister sur cette île à dominante musulmane.

Je rejoins la Braga Street, dite les Champs-Elysées de Bandung. Bon...tout est très relatif. On va dire qu'elle est plus jolie que les autres rues...Elle est bordée principalement de cafés, restaus style européen et chers. Il y a pas mal de bâtiments de style et d'époque coloniale neerlandaise (mi 19eme, début 20eme siècle). Malheureusement beaucoup auraient besoin d'être restaurés. Dommage!

3eme arrêt, la boulangerie Sumber Panggang sur la Brega Street. Elle a 100 ans, 3 générations de la même famille et elle est restée telle quelle. J'adore, extra! J'y mange une sorte de pain à la cannelle succulent avec un café. Même les wcs sont d'époque. Un lieu à voir. L'extérieur est encore plus ancien et aurait bien besoin d'un coup de neuf. Pause sympa.

Je passe devant "le Majestic", ancien théâtre colonial neerlandais construit en 1925, portes ouvertes, j'entre. C'est maintenant un cinéma de style art-déco, certainement restauré. La salle de projection est de taille moyenne, fauteuils individuels chics et confortables.

L'hôtel Savoy a hébergé Charlie Chaplin et on peut y voir le piano sur lequel il a dansé. C'est un immense bâtiment construit en 1871 très moche qui ressemble à nos HLM en béton. Je suis surprise par cette horreur architectural. Le hall est celui d'un hôtel chic et kitsch.

En repartant,dans le parc de la mairie, je tombe sur une "fête". Je ne comprends pas du tout ce que c'est. Mais après discours qui hurlent, des groupes dansent en costumes. Moment sympa et top pour la photo.

Je finis en allant au Gedung Sate, palais du gouverneur de Java occidental. Ce palais a été édifié en 1924 par les néerlandais, entouré de jardins et d'une grande mosquée moderne. J'aime beaucoup cet endroit.

Fin de cette longue et belle journée avec une voyageuse française autour d'un chocolat glacé délicieux.

 

29/08: Hier soir, à ma surprise, la réceptioniste est venue me dire que c'était bon pour l'excursion au Kawah Putih, le white crater avec deux autres personnes. Du coup, à 8h, une voiture vient me prendre. Après 30mn de route, crevaison. Quelques mêtres et nous sommes devant un boui-boui, rustine, 15mn d'attente et on repart. Le 1er arrêt se fait dans un champs de fraisiers mais il y a plus d'oignons. Le paysage alentour est beau.

Pour arriver au cratère, nous traversons des hameaux de montagne. Image furtive de bord de route: hommes et femmes portent des sacs immenses de thé pour la pesée avant chargement dans un camion.

 

Le Kawah Putih. On commence par grimper à travers les plantations de thé à flanc de volcan. Seuls au monde dans un environnement incroyable. Cela me donne l'occasion d'une chute et d'une petite frayeur en réalisant un moment plus tard que mes lunettes sont tombées! Ouf! On les retrouve.

On arrive ensuite à un point de vue sur le cratère de souffre. Nous sommes à  2 343m d'altitude ce qui explique le changement de température. C'est splendide, beau, surprenant. Le cratère est plein d'eau avec un taux de souffre très élevé. Par le passé, il y avait une mine de ce minéral. Cela donne le lac très bleu, ses abords jaunes et les arbres, morts,couleur cendre; le tout entouré d'une jungle bien verte. C'est vraiment beau. Ici est aussi un lieu de culte animiste. Nous sommes sur le sommet de "la Mère", un autre sommet est celui du "Père". Des prières et des offrandes sont faites dans un espace protégé des visiteurs pas une palissade en bambou.

On va au bord du lac. C'est curieux comme site. Il y a une sorte de plage toute sêche, craquelée et donc jaune. A certains endroits, cela sent fort le souffre. Cela ne me gratte pas la gorge mais me donne l'impression d'un goût étrange dans la bouche. C'est très supportable et je suis contente d'avoir vu cet endroit.

Nous déjeunons au lac Pentagan. Le chauffeur nous donne 50 000 rpies et nous laisse dans un restaurant surplombant l'eau. Rien d'extra et la météo nuageuse ne permet pas d'apprécier la vue. De plus, les plats sont chers.

Puis les sources d'eau chaude. Là, grosse surprise.....il faut passer par le pont suspendu le plus long de Java, 400m. Ourps, pas fière Isa! Je marche le plus vite que je peux sur ce truc qui bouge pas mal, sans m'arrêter. Je l'ai fais mais pas mon truc ce genre de "jeu"! Je n'ai rien pu voir de mon environnement, regard droit devant et je n'y trouve aucun plaisir. Entre les montagnes, des bassins où l'on peut patauger, des sources, des fumées dûes à la température de l'eau. Je trempe les pieds, c'est en effet bien chaud. Pour remonter, sympa, on m'indique un chemin qui grimpe fort mais m'évite le pont.

Sur le chemin du retour, on s'arrête pour que le chauffeur aille à la mosquée. Il nous offre des martabak manis. C'est une sorte de pancake très gras fourré au chocolat ou au fromage, sorte de gruyère fondu. Ceux au chocolat sont bons, les autres plus écoeurants.

 

30/08: Matinée tranquille écriture au petit café sympa proche de mon hébergement.

Puis Saung Angklung Udjo, centre d'arts et fabrique d'instruments de musique. Le lieu est très agréable; bambous, végétation, espaces style exotique, eau aromatisée et grignotages de bienvenu. Très sympa. Visite d'un hangar où l'instrument Angklun se fabrique. Outre la réalisation, ici, est aussi une école de musique. L'angklung est fait de bambou, à l'origine joué lors des cérémonies funéraires, il a su s'adapter à l'évolution de la musique. Le fondateur de l'école, Daeng Soetigna, a travaillé à cette adaptation toute sa vie. Le spectacle n'est pas le show du siècle mais c'est très diversifié. 15mn de spectacle de marionnettes traditionnelles. Une partie enfants qui fait un peu kermesse d'école à mon goût. Une partie musique/danse adultes que j'apprécie beaucoup plus. Ils jouent du traditionnel jusqu'au plus moderne introduisant même à un moment une guitare électrique. Pour finir, on nous distribue un instrument à chacun et avec un système de numéros et de gestes faits par un chef d'orchestre, on nous fait jouer. Parfois cacophonique mais amusant. Une visite à faire.

 

31/08: Malade cette nuit. Hier après midi, mes intestins jouaient des tours, à cela s'est ajoutées fièvre et fortes nausées.

A 7h, c'est parti pour 7h de voiture avec des locaux. Quelque part, ce voyage tombe bien; je comate à moitié tout le trajet.

Vers 14h, on me dépose devant ma guest à Pangandaran. Luxe apprécié vu ma forme. Ici, c'est une guest comme j'ai l'habitude, ambiance totalement routards internationaux. J'ai un grand bungalow avec ventilo,un immense lit avec, surprise, un drap, une salle de bain privée, eau froide et un seau géant pour lavabo. Cadre et parties communes top, eau, café,thé à volonté, plusieurs choix pour un petit déjeuner. Inconvéniant, étant juste au niveau de la partie commune centrale, ce sera assez bruyant le soir.

La fin de journée se passe en farniente, pas en forme, faiblarde et déshydratée.

Je vais juste voir la plage, la mer, le soleil qui baisse. Photogénique.

 

Pangandaran

 

01/09: Au petit déj', un local me fait avaler un sachet pour me booster. Mélangé avec un fond de thé, ce sont des plantes, gingembre, menthe, miel...Le reste, je n'ai rien compris mais ce sera efficace! Et j'en rapporterai!

Je pars à travers la ville, moins grande que Cianjur et Bandung, pour acheter un billet de train. C'est une presqu'île station balnéaire, très différent de ce que j'ai vu jusqu'ici. Peu d'occidentaux. Pas mal de restaurants plus "européens", des hôtels pour locaux car les gens viennent ici le week-end. ça change.

Dans un petit supermarché, Alfamart, on me prend sur une machine le billet que j'avais repéré sur Traveloka et ainsi pas de besoin de numéro de téléphone local et je peux payer en liquide. Très pratique.

En retournant vers ma guest, je repère un salon de massage familial.

J'essaie d'aller manger mais ça ne passe pas. Du coup, sieste.

Dans l'après midi, longue marche sur la plage à 10m de l'hébergement. Pas mal de surf ici et en effet il y a des vagues. Beaucoup de monde dimanche et beaucoup de stands de nourriture et boissons sur la plage, des enfants très jeunes s'amusent sur des quads ou de petites motos, des bateaux traditionnels aussi sur la plage. Comme souvent peu de gens dans l'eau et s'ils y sont, ils sont habillés. Il faut absolument que je me trouve une tenue de mer spéciale voyages. Je regarde ici mais tellement moche que je n'arrive pas à dépenser même 5€!

La plage est vraiment lieu de vie, c'est chouette pour s'y balader et observer la vie.

Soirée en papotage avec les voyageurs sur fond de guitare et de chants par un indonésien.

 

02/09: Marché ce matin. Sur le chemin, quelques potagers. Le marché est à l'air libre mais aussi compact et local que celui de Cianjur. Des fruits et légumes, quelques poulets, tout cela tout de même assez misérable. J'y vois un stand où l'on égorge avec une machine les poulets et un autre où, toujours avec une machine, on les plume.

Déjeuner d'une soupe très bonne et appréciée.

Longue balade vers la côte est. Coup de coeur. Je préfère ce côté là de la presqu'ile. Ici, c'est le coin des pêcheurs. J'en vois relever leurs filets. Un homme, sur le bord de la route avec une sorte de poulie électrique, enroule une corde. Cette dernière est rattachée au filet qui est dans l'eau. Sur la rive, une dizaine de personnes, hommes et femmes, tirent sur cette même corde pour sortir de l'eau, les poissons vont dans un immense panier, le filet dans le bateau. Le poisson est vendu sur le bord de la route. Sympa à voir tout cela

 

03/09: Séance photos sur la plage. Puis sur les recommandations de C., la proprio de mon hébergement, direction un hôtel avec piscine. En effet, entre les vagues, le hic du maillot de bain mais aussi la chaleur et l'eau omniprésente ici, envie d'une séance piscine/bronzette. C. m'a dégoté le lieu idéal: c'est joli, la piscine est immense, elle fait 2m de profondeur, je suis toute seule et je paie à peine 2€....Le pied! Je reste ici un long moment. Trop bien!

Déjeuner dans un warung pour un plat au lait de coco. Bon mais je ne retrouve pas le goût de la coco.

Mon 2eme massage est différent du 1er. Elle fait les jambes, c'est avec un baume et non pas de l'huile. J'aime toujours autant! Je sens que le 1er a été efficace car là plus aucune douleur quand elle masse. L'endroit est propre et encore moins cher qu'à Bandung. Quel délice!

 

04/09: Un grab me dépose à 1h de Pangandaran pour prendre un train. Il est à l'heure, moderne, avec les stations qui s'affichent. Très simple. Je suis en classe économique, pour 3h de trajet, ça va. La place n'est pas immense. 2 fois en 3h, un chariot passe avec eau, thé, café et grignotages. Je crois qu'il y a aussi un wagon restau. Passe une personne pour les déchets. J'irai aux toilettes, propres et modernes. Comme prévu, c'est sympa car on passe en pleine campagne. On y voit la nature et la vie quotidienne. A un moment, on reste bloqué dans une gare. Je finis par descendre et apprendre que l'on attend qu'un train passe. Il ne doit y avoir qu'une seule voie. Par contre, la clim est à fond, il fait froid.

A la gare, c'est la ruée des taxis officiels ou non. Mauvaise impression, j'ai vraiment horreur de ça. Le stand grab dans la gare me passe le wifi, je commande sur l'application et un monsieur charmant m'aide à trouver la bonne voiture.

Ma homestay est un peu excentrée mais j'y passerai de très bons moments. Elle est tenue par D., une dame de 60 ans charmante. Discrète, si tu ne demandes rien; serviable, ouverte aux échanges si tu veux discuter. Elle a 5 chambres dans la maison, un petit patio ouvert en partie commune et met sa cuisine à disposition. Ma chambre, loin de la rue bruyante, est grande avec salle de bain, eau chaude, ventilo et clim. Hébergement top.

Je finis la journée avec du change à un bon taux juste en face et une bonne marche pur aller au "grand" supermarché qui s'avère décevant. Au retour, je tombe sur un restaurant de toutes sortes de beignets de poissons. Je m'en prends à emporter. Délicieux!

 

Yogyakarta

 

05/09: Après un dépot de vêtements dans une laverie, je traverse la ville du sud vers le nord, à travers les petites rues, direction la gare. Les grandes artères sont souvent très peu agréables pour le marcheur: très bruyantes, sans trottoir et sans grand interêt. A l'inverse, quand j'arrive à passer par les petites rues et ruelles, c'est vraiment sympa. Déjà beaucoup plus calme car juste quelques scooters et c'est là que l'on voit les maisons, les écoles, les mosquées, la population vaquer à ses activités. Parfois un peu compliqué de s'y retrouver et quelques détours mais ça en vaut la peine.

D., ma logeuse m'a donné l'info de prendre un train local jusqu'à Solo puis un autre pour Semarang, ma destination. Cela me ferait gagner du temps et ce serait moins cher. Je galère à trouver les infos et il s'avère que pour le 1er train, je n'ai pas d'autre choix que l'achat d'une carte avec 20 trajets (40 000rpies et 1 trajet coûte 8 000rpies...Ridicule et plus du tout interessant. ça ne va pas.

Je descend ensuite toute la rue Malioboro qui est l'artère touristique et magasins de la ville.

Le musée Sonobudoyo. Je m'attendais à un petit musée poussiéreux. Et bien, non! Moderne et très complet Il retrace toute la culture de l'île sur pleins de sujets: les origines, la religion, les arts, les armes, le batik...Comme souvent il me manque un peu d'explications mais très agréable.

Je m'offre un "tuk-tuk moto" pour me raprocher de mon hébergement. On est assis devant la moto. ça fait un peu pacha mais j'adore, amusant! Mon taxi-moto me dépose à une boulangerie où il y a des croissants à la française. Je testerai demain au petit déjeuner.

Je découvre aussi en rentrant un lieu sympa, genre salon de thé. A essayer aussi

Je finis cette longue journée en allant prendre des infos pour un shuttle.

 

06/09: Je vais chercher mes vêtements à la laverie et je passe à une autre compagnie de shuttles où je réserve. C'est tout proche de ma homestay. Pratique, pas de grab pour y aller.

Puis je prends un bus de ville. Facile à trouver et à prendre. Par contre, c'est super long! Que les villes sont immenses! 2eme bus et j'arrive enfin aux temples Prambanan. Ils sont en pleine ville dans un grand parc. Comme tout le "culurel", les tarifs sont multipliés par 4 pour les étrangers par rapport aux locaux. Bien sûr, je me trouve une fois de plus aux heures les plus chaudes en visite. Chance, il y a ici pas mal d'endroits pour de petites pauses assises et par moment l'ombre des arbres aussi.

Le site a été ébranlé par un séisme en 2016. Ce sont des temples hindouistes datant du 9eme siècle. Le temple principal prénommé Prambanan est superbe. Très bien restauré, il est grand, beau et c'est très agréable car il y a peu de monde. Au milieu du parc, le temple Candi Lumbung, plus petit et bien restauré aussi. Et au bout, Candi Sewu, temple boudhiste. Là, il y a une équipe qui travaille à la remise en état. Un peu partout, quantité de pierres jonchent le sol, soit non identifiées, soit du au seisme. Je ne sais pas. Une musique très zen est diffusée partout. Au début, sympa et un peu lassant quand on reste longtemps sur le lieu comme moi.

J'ai bien aimé cet endroit.

Retour en bus mais en passant par la rue Malioboro

 

07/09: Direction le kraton, palais du sultan. Sur le chemin, je me pause pour boire un jus d'orange. Cela ne me coûte rien et il est super bon. Je rencontre deux jeunes portugais avec qui je vais passer la journée. 

Donc de nos jours, le sultan est le gouvernement régional. Ici, c'est actuellement le 10eme sultan. Le palais a été construit en 1755 et est classé depuis 2023. En entrant, il y a un très joli spectacle de musique et danses traditionnelles. Comme déjà vu, les costumes et maquillages sont impressionnants et splendides. L'emplacement et certains instruments sont très grands.Tambours, gongs, sortes de xylophones géants, posés au sol... c'est beau à entendre et à regarder. Après un porche sous le palais, un grand parc avec plusieurs estrades abritées. Là doivent se dérouler les cérémonies et tout simplement la vie. Le palais en lui même étant habité, on n'y entre pas. Le kraton ne me semble pas une visite incomtournable hors pour le spectacle.

Avec mes compagnons d'un jour, un monsieur indonésien nous propose de nous emmener dans un café où il ya du luwah café. Deux jours avant, j'en avais trouvé mais c'est très cher.. A trois, la dégustation devient plus abordable et même si je pense que cette personne est un rabatteur, je suis. Le monsieur fait cela de façon intelligente, gentille et sans pression.

Dans une maison, un homme fabrique des marionnettes, toujours en peau. Echanges avec la maitresse de maison, elles sont belles et chères.Puis nous partageons une petite cafetière italienne du fameux café. Des civettes avalent les grains de café, ils sont digérés en 6h puis les petits mammifères défèquent, les grains s'expulsent. Ils sont récupérés, lavés et on en fait la boisson. Bon mais sans goût particulier qui ressort, je n'aurai pas deviné que c'était du café luwah. Bien sûr, on essaie de nous en vendre; 28€ les 100gr!!!!!!

Après cette pause, moment shopping. Une fois n'est pas coutume. Simple, il n'y a à mon goût qu'une seule boutique valable.

On traine aussi dans un marché couvert avec des stands sans fin  de vêtements locaux, de chips. Impressionnant par la quantité mais rien d'interessant pour nous.

Je trouve aussi dans le marché un warung où je peux enfin tester le gado gado. C'est une sorte de "mixture" avec des légumes, du tofu et la fameuse sauce aux cacahuètes. Dommage, malgré ma demande, c'est pimenté ce qui enlêve le goût de la sauce. Moment sympa et très local.

Il y a aussi sur cette île des noix de cajoux très bonnes et beaucoup moins chères qu'en France.

Retour en bus.

 

08/09: Ma logeuse me fait goûter du "clorot", une "douceur". Sur un batonnet, une sorte de gâteau de riz aromatisé à la noix de coco et enveloppé dans une feuille de cocotier. Cela se présente comme un esquimau avec une consistance spongieuse. Ni bon ni mauvais.

Je vais au alun- alun, un peu l'équivalent de nos places de village, du quartier. J'ai entendu parler d'une "animation" avec des oiseaux. En effet, sur la pelouse centrale, pleins de longs pics de 3 mètres de haut environ avec sur chacun une jolie cage et un oiseau à l'intérieur. Trop haut pour bien voir ces derniers. Des locaux sont là, une estrade avec un jury, devant eux une table et des coupes bronze, argent, or. Musique et danse puis une prière dite au micro. Des gardes (?) arrivent en défilant, très solennels, il semble y avoir une passation de coupe. Il me manque des explications! Au bout d'un moment, les juges "se baladent" et plantent différents minis drapeaux aux pieds des cages. Je finis non pas par avoir des explications claires mais au moins je sais ce que c'est! Un concours de chants d'oiseaux domestiques! Cela dure toute la journée. Je ne connais pas les critères de sélection et avec les parieurs qui crient, je me demande bien comment le jury entend les oiseaux. Il faut vraiment une oreille aiguisée et une grande habitude. Quoi qu'il en soit, jamais rien vu de simillaire et une agréable expérience au milieu de ces gens.

Après un long moment passé ici, je vais donc auTaman Sari, ancien palais d'été. A mon arrivée, pas mal de groupes de touristes asiatiques et locaux. Je traine, les laisse filer et je suis enfin tranquille. C'était les jardins d'un ancien palais de sultan dont il ne reste qu'une partie à ce jour. C'est une enfilade de cours avec des bassins d'eau. J'aime beaucoup cet endroit, un peu délabré, ce qui lui donne du charme.

Je veux ensuite aller voir la mosquée souterraine mais on me dit qu'elle est fermée.

Je traine dans le quartier à la recherche du street-art et je tombe sur un monsieur peintre. Il me montre les rues où il y en a et m'ouvre ensuite sa maison pour me montrer ses tableaux. Partage......

Je retourne dans mon quartier et  vais  rue Prawirotaman à la découverte du street-art toujours.

Je termine avec une glace ausalon de thé/chocolatier déjà testé.

 

09/09: Journée transport avec un shuttle m'emmenant à Semarang pour une nuit de transit. Sur la route, un peu de culture de maïs que je n'avais pas vu jusque là.

Mon hôtel à Semarang est amusant. Cela fait établissement chic local. Kitch, grand hall "plein la vue", salutations chaque fois que l'on croise du personnel, porteurs, escalier avec tapis rouge etc... Mais en regardant les détails....chambre propre mais non aérée, ouverture de fenêtre bloquée, frigo non décongelé depuis un lustre, linge de toilettes propre mais usé, taché. Ce ne sont pas les normes européennes...

Piscine petite mais agréable

Je galère pour réserver train et bus. Tout le personnel est gentil mais me semble bien empoté. On finit par y arriver mais le départ sera très tôt car les trains sont pleins.

 

10/09: A 8h, de nouveau shuttle pour Jepara en 2h30 de voiture. Comme la veille, je demande au chauffeur de m'arrêter sur  la route et ainsi éviter un grab pour raccourcir le trajet.

Ici, la réceptioniste de mon hébergement n'est pas hyper agréable, juste correcte. Je ne suis plus habituée! La chambre est bien, le petit déjeuner sera pas mal du tout. Une nuit, ça le fait largement.

Je vais au port, un peu loin à pied. La petite ville est calme et ça, ça fait du bien. Je me fais confirmer que tout est bien ok pour le ferry de demain.

Puis rencontre éphémère et top avec un pêcheur au carrelet. Pas un mot d'anglais mais on arrive à une belle connivence quand j'essaie  de remonter le filet avec juste...un mini crabe dedans!

2eme grosse, très grosse averse de la journée. Quand ça tombe, ça tombe, c'est impressionant.J'ai de la chance; au moment de l'intensité la plus forte, dans une petite rue, je m'abrite sous une bache suspendue. Deux femmes sont là, me sortent une chaise et hop, grâce à google translate, on papote. La pluie dure mais cela fait passer le temps de façon bien agréable. 

Durant cette unique journée de grosse pluie du voyage, on me proposera 3 fois de m'emmener en moto ou voiture...

 

11/09: A 8h, je suis au ferry et surprise par le monde. Le bateau est complet, il n'y en a qu'un par jour. A l'intérieur, sans emplacement prévu, l'entassement des bagages est spectaculaire. 2h30 de traversée. ça tangue mais pas malade à l'inverse de pas mal de gens. Ouf!

 

L'île de Karimunjawa

 

L'île de Karimunjawa est classée parc national; il y a donc une taxe à payer à l'arrivée.

Je paie une voiture cher juste pour très peu de kilomêtres mais pas le choix avec les sacs. K. est au port pour m'accueillir, sympa.

L'hébergement est à la fois local et paradisiaque. 4 bungalows, un bar extérieur, un long ponton sur une mer transparente, espace commun avec tables ,fauteuils sur un sol sableux. Et cette vue....

Ma chambre,en dur,peinte en blanc et bleu, est immense. Du lit, une fenêtre sans tain qui donne sur la mer ( je vois, on ne me voit pas de l'extérieur). A l'opposé, une porte qui donne sur la mangrove, différent et beau aussi. Lavabo dans la chambre, une autre porte et....wc et douche semi-extérieurs, des murs mais pas de toit. J'adore!

La nourriture est chère ici comme sur l'ensemble de l'île. Je mange un morceau de poisson à l'extérieur en regardant ce panorama dont je ne me remets pas!

Je ne bouge pas de l'après-midi.

A 17h, le soleil commence doucement à baisser. Je vais sur un transat au bout du ponton, donc carrément sur l'eau avec un café glacé.

Paradis de la photo, calme , sérénité, seule au monde face à ce paysage. Les mots semblent bien futiles...

 

12/09: Petit déjeuner extra, toujours face à la mer. Il y a une marée et le matin, elle est haute. Je traine, prends le temps. Bien-être total.

Je vais découvrir le village. Ici, il n'y a pratiquement pas de voiture, les déplacements se font en deux roues sur une route unique. Le village est à 1km5, il fait hyper chaud. Le bourg est assez étalé, avec juste des maisons. Je ne vois même pas de supermarché. Je repère un café restau pour voyageur avec un cadre très sympa, une plage avec balançoires, tout en bois, je trouve aussi le salon de massage dont j'avais le nom. Café glacé au café cité ci-dessus et sauvée, ils me remplissent ma bouteille d'eau avec même quelques glaçons. Cela me permet d'aller à 2kms50 du village, de l'autre côté de l'île.

Et je découvre la plage Pancuran, un chemin de la route y mêne. Petie plage avec une pagode où l'on peut manger. C'est beau, magnifique. Les flots sont incroyables, la végétation dense, bien verte. tout cela est à laisser sans voix surtout vu de l'eau. Je me baigne, c'est carrément chaud. Mais il faut aller très très loin pour un niveau correct afin de nager. J'ai investi à Paris dans des chaussons de mer et j'en suis ravie car il y a algues et coraux.

Jus de mangue, lecture et contemplation....

Je rentre, une douche et A., une voyageuse rencontrée sur le chemin cet après midi, me rejoint pour le coucher de soleil à mon logement.

On termine la soirée ensemble en allant diner sur l'alun alun du village. Il y a,le soir, plusieurs stands de street-food, principalement du poisson. On choisit, sur la pelouse ont été installées des bâches, on se déchausse et on nous apporte nos assiettes sur des tables basses. Sympa comme principe.

 

13/09: Je pars tôt à cause de la chaleur et des 6kms à pied à faire. ça monte et ça descend; le hic est que peu d'ombre et chaud  chaud chaud. Je dois économiser ma bouteille. A mi-parcours en gros, un monsieur devant sa maison me propose de m'asseoir. Puis une dame me dit qu'elle va aller dans ma direction et me propose de m'emmener. Ils ne parlent pas anglais, on a du mal à se comprendre...La dame s'éclipse et le monsieur m'embarque sur son scooter! Pour le coup, malgré mon manque d'assurance en 2 roues, je suis bien contente. Merci, monsieur...Il me laisse à l'intersection du chemin et de la route. Le plus gros est fait.

J'arrive sur la plage Pantai Tanjung Gelam où il y a juste quelques gars qui bricolent. Accolée à celle-ci, la plage Sunset beach, déserte. Elles sont toutes deux normalement payantes mais personne ne me demande rien. Certainement parce que je suis seule et que nous sommes en matinée. La 1ere plage est moins aménagée que Sunset beach. Je me pause à cette dernière car il y a de gros poufs sur le sable qui me tendent les bras. L'environnement est encore incroyable et totalement paradisiaque. C'est vraiment de toute beauté.

Je vais me baigner mais c'est la cata. Le sol n'est pas stable, le niveau de l'eau est variable d'un pas à l'autre et surtout...j'apprends que les coraux sont durs et coupants. Résultat, je n'arrête pas de perdre l'équilibre car il y en a partout.. Je ressors les jambes toutes sanguinolentes. Rien de grave mais il me faut plusieurs kleenex pour stopper le massacre. Plus tard dans la journée, remise de mes émotions, j'observe les deux touristes qui m'ont rejoint. En fait, ils marchent dans l'eau au mollet, s'asseoient mais personne n'avance bien loin ni ne nage.

Farniente avec A. qui m'a rejointe et nous faisons ensemble les 6kms du retour.

Soirée dans un bar à quelques pas de mon hébergement. Entrée payante qui donne droit à une boisson. La particularité est qu'il est encore plus avancé dans la mer que mon ponton. Au loin, ce soir, des dauphins. Je les vois mais impossible de les prendre en photos. Bon, ce lieu me donne l'occasion de passer une soirée avec des voyageurs mais je préfère mon embarcadère sommaire, plus en harmonie avec l'atmosphère du paysage.

 

14/09: Je passe la matinée en écriture et farniente.

Déjeuner au village dans un restau top qui me donne l'occasion de rentrer avec un dessert pour mon goûter et je finis cette journée décontraction avec un massage dans ma chambre.

 

15/09: Journée transport. K. m'accompagne au port. Je ne comprend pas pourquoi mais je paie un mini supplément et j'ai une place en "exclusive". C'est pareil, juste un peu plus confort côté fauteuil.

Dès l'arrivée, juste le temps de l'achat d'une boisson et j'enchaine avec le shuttle pour Semarang.

Superette et piscine au même hôtel.

 

16/09: Réveil au milieu de la nuit pour prendre un train direction Jakarta.

 

Jakarta

 

De nouveau, piscine, un peu d'écriture. Je suis explosée de fatigue, aidée certainement par le fait que dès que je mange je suis malade et l'idée du retour. Etrange...

 

17/09: Dernière journée de visites et découverte de la ville.

Sur les infos de locaux à l'hôtel, j'essaie de prendre les transports en commun mais il semble que le ticket à l'unité n'existe pas. Un peu perdue dans cette ville immense, un peu énervée, un peu démoralisée. Mes sauveurs, qui vont me rebooster, sont des chauffeurs de bus qui me passent leur connexion.

Grab pour aller à la cathédrale. Assez grande mais rien de bien particulier. C'est tout un complexe catholique avec en plus de l'église, un musée religieux, une chapelle extérieure dédiée à Marie.

Juste en face, et ça, ça me plait, la grande mosquée Istiqlal. On peut  la visiter en étant très encadré, en groupe avec un guide. Dommage,cela se fait vraiment au pas de course et les groupes s'enchainent. De l'extérieur, elle est grande; dedans, elle est immense! Elle peut contenir 100 000 personnes sur 5 niveaux à l'intérieur et 100 000 fidèles dehors. C'est la plus grande d'Asie du sud est et serai la 3eme du monde par sa taille. Il y a pleins de symboles. La coupole, superbe, est à une hauteur de 45m, les pilliers 17m de haut et ils sont  espacés de 8m; l'indépendance a été proclamée le 17 Août 1945....5 niveaux intérieurs comme les 5 piliers de l'Islam et les 5 prières journalières...Sa construction a duré 17 ans (1961/1978). Une visite à faire.

Direction ensuite le quartier Batavia et sa place Taman Fatahillah.

Longue pause et échanges avec un jeune couple de belges.

Ici, c'est le quartier historique avec les musées.Et sans voiture! Les bâtiments datent de la période coloniale néerlandaise. Certains étaient des entrepots pour le commerce entre l'Inde et l'Europe. Sur la place,l'ancien hôtel de ville de Jakarta. 

Ce n'est pas sensationnel mais je trouve le coin agréable. Malgré ce que tout le monde dit, contente d'avoir pris le temps d'une journée à Jakarta.

Je finis par un gâteau et chocolat glacé au café historique Batavia. Cher mais on est en effet hors du temps. Le bâtiment date de 1830. Toute la "jet set" locale et internationale est passée par ici, les murs sont pleins de photos.

Mon tea time était délicieux, sympa de terminer mon voyage ici...