Voyager: Philippines,Asie

 

Ile de Luzon

 

13 Août 2014-Ile de Luzon Après 2 jours de voyage ( je pars le 12 à 8h de la maison et j’arrive à Manille à 10h30 heure de Paris), je cherche un peu les taxis à prix fixes (et très chers mais je le découvrirais par la suite) puis me voilà dans le trafic de Manille. C’est un binz pas possible, anarchie totale. La guest où je me pose est un repère de routards. La chambre qui ressemble  à une cellule de prison, salle de bain commune à l’eau froide mais une terrasse sympa où l’on peut boire un nescafé gratuit, des gens serviables, le tout pour 10€. J’y reste, je m’y sens à l’aise. Les plus compensent les moins.

14 Août- Manille. La nuit fut terrible! Il fait très chaud, atmosphère pleine d’humidité mais le pire est le bruit: circulation, musique, voix toute la nuit! Beaucoup d’endroits restent ouverts. Espérons que ce ne soit pas partout pareil sinon le voyage va être dur! Je vais au marché San Andres à deux pas de la guest. Beaucoup plus petit que ce à quoi je m’attendais. Je passe un moment typique à observer puis discuter avec un monsieur qui transforme la noix de coco en lait. Pas d’eau, pas de sucre; Je goute, c’est bon.

Ballade dans Malate, quartier sans charme mais typique. Le centre commercial Robinsson est très moderne, très propre, climatisé.

Après renseignements pris, je me sens suffisamment pour tenter un jeepney. Les philippins semblent très serviables et chaque fois que je demande, on m’aide. Le jeepney est une ancienne jeep réaménagée pour recevoir 15 personnes. Ces véhicules sont décorés, très jolis; cela ne coûte rien mais pas très simple à prendre. Il faut connaitre la direction mais surtout savoir où descendre car on tape sur le toit pour que le chauffeur s’arrête! Impossible sans ces gens sympas!

J’arrive sans trop de difficultés à Intra muros. Ambiance totalement différente. Les maisons sont de style colonial espagnol. Ici, passé  les murailles, pas de jeepney, pas de tricycles, beaucoup moins de monde, pas mal d’étudiants, les bâtiments sont soit historiques soit administratifs Peu d’habitations. C’est propre. C’est l’ancienne enceinte coloniale espagnole, le peuple était en dehors des murailles. L’église Saint Augustin est la plus ancienne des Philippines. Je ne rentre pas car elle est payante. Je ne la trouve pas extraordinairement belle de l’extérieur.

Visite de la casa Manilla. Ancienne maison noble espagnole, l’extérieur et les patios sont jolis. L’intérieur est pas mal, tout meublé. On y voit tout, des chambres à la cuisine, en passant par les latrines et la salle de bain.

La cathédrale a été refaite en 1951 et on s’en rend bien compte à l’intérieur car cela fait « moderne ». Grand et sobre.

15 Août- 60kms de Manille. 2h de route dans un bus moderne mais qui s’arrête très très souvent et les 3/4 du trajet dans une sorte de banlieue avec une circulation de dingue! Arrivée à Tagatay, personne ne connait la ville Escudera, conseillée par la guest! Je décide donc d’aller à Tatay au bord du lac Taal. Il faut prendre un tricycle bike, moto aménagée avec une sorte de cariole pour 1 ou 2 personnes en théorie. 1ere embrouille, le gars qui me prend, lorsqu’il sait que je ne veux pas prendre de bateau pour aller au volcan au milieu du lac, ne veut plus m’emmener et me ramène au point de départ. Comme j’ai vu la route, je marche 5kms d’une superbe ballade sur une route de montagne avec vue sur le lac.

Anecdote. A un moment, 3 chiens aboient sur la route.J’hésite à passer. Un couple rempli de l’eau à une source. Je demande s’il y a risque de morsures, le gars me répond qu’il ne sait pas et me fait passer les chiens, assise sur sa moto; cela me réconcilie avec les philippins du coin!

Tatay est en fait à 15kms et je finis par céder à un jeune qui m’a croisé plusieurs fois. Il me fait faire les 3/4 du chemin sur sa moto. Mais pas trop rassurée, Isa! Tatay est un gros village le long du lac  dont les activités principales semblent être les bateaux et la pêche. Je trouve un endroit charmant pour une pause avec un jus de fruits. Au milieu du lac, le volcan Taal, il y a aussi des espèces de frontons au milieu de l’eau avec parfois de petites maisons, lieux de pêche je suppose.

Je remonte en tricycle bike. Folklo. ça bouge dans tous les sens; je crois 20 fois que l’on va se renverser et cela fait un bruit d’enfer qui garantit le mal de tête (d’ailleurs ça ne loupe pas!). 15kms c’est le maximum mais c’est une expérience marrante. Le chauffeur est sympa. Il attend le bus avec moi et lui fait signe de s’arrêter. Retour infernal de 3h30 entre le bus et le jeepney à Manille dans une circulation de fous et un bon mal de tête. Quelle épopée pour 60kms!

16 Août- Ile de Luzon- Manille Journée tranquille avec prise de renseignements pour mes billets d’avions domestiques et la façon d’aller à Puerto Galera. Je trouve que j’arrive bien à me débrouiller.

Ballade le long de la Baywalk, promenade qui longe la baie de Manille. La mer doit être très fortement polluée car ça sent alors que la promenade est assez propre. Par contre, difficile d’y être tranquille, il y a beaucoup de « pauvres gens » qui abordent.

Contraste de la ville: des endroits, immeubles,centres commerciaux modernes, chics , propres,climatisée mais aussi pas mal de misère. Ce matin, j’ai vu un couple avec un bébé de quelques mois, assis, à 8h du mat’, au milieu du trottoir qui mangeait du riz avidement avec les mains. Clairement,, ils avaient faim! Beaucoup d’enfants des rues aussi.

Longue pause à la guest. Il est noté à l’accueil « no sex here » mais je vois plusieurs philippines trainer toute la journée avec des touristes. Il doit s’en passer des choses dans ce pays!

Je m’offre un massage pour 300 pesos soit 5€. Fait à l’huile, c’est assez dynamique. Elle masse partout, tête comprise et elle fait quelques étirements. Comme chaque fois, un vrai bonheur….

17 Août- Ile de Luzon- Baguio. Ce matin, taxi et bus pour Baguio. 7h15 de trajet avec une clim glacée. C’est long, très long. Le paysage n’a rien d’extraordinaire. Après 1h30 de montagnes, arrivée à Baguio sous le déluge. Hôtel pour 6€. Les plus de la chambre, elle est à l’arrière donc pas de bruit, eau chaude et une super connexion wifi. Les moins: la chambre est encore minuscule, ça sent le renfermé et l’humidité, c’est un peu loin du centre. Je fais un tour dans la ville pour dégourdir les jambes mais sous la pluie; cela a peu de charme.

18 Août- Ile de Luzon- Baguio. Village Tam Awan, dans un quartier un peu excentré. Dommage la vue n’est pas dégagée. Avec un peu de soleil, cela doit être magnifique. « Le village de Tam Awan » créé par le peintre Bencab, est une sorte de jardin à l’état sauvage où ont été transporté des huttes traditionnelles. A l’intérieur de celles-ci sont exposées des peintures d’artistes locaux. Gros coup de cœur. En pleine ville, je suis en pleine forêt. C’est un havre de paix, de calme, de sérénité. En plus, plusieurs tableaux sont sympas. Ensuite, je passe un long moment à discuter avec M. qui se dit manager du lieu en buvant du café. Moment super agréable. Le quartier me surprend. Je suis dans la ville et j’ai vraiment l’impression d’être dans un village de montagne: maisons avec jardins, chiens, poules….

Après le déjeuner, dans un vrai restau, avec un vrai plat, je passe par le parc Birnham. Amusant: des hauts parleurs diffusent de la musique. Joli, bien ordonné avec un petit lac où l’on peut faire de la barque.

Comme le musée envisagé est fermé, je rentre à pied en m’égarant dans la vieille ville et en étant patraque.

19 Aout- Ile de Luzon- Baguio. Baguio est construit à flanc de montagne, ça ne fait que monter et descendre. Dés que l’on quitte le centre, embouteillé et pollué, on se retrouve dans des quartiers qui semblent être des villages. J’ai eu cette impression hier et j’ai la même en allant au musée Bencab. Le musée, à 10kms du centre, est dans la végétation. Musée de peinture.  J’aime beaucoup ce que fait cet artiste, Bencab, âgé de 72 ans et vivant à Manille. Le lieu regroupe d’autres artistes aussi que je retiens peu. Il y a aussi pas mal de sculptures animistes dont les bulols. Ce sont des statues de bois qui servaient lors de cérémonies au moment de la plantation du riz pour que la récolte soit fertile ou pour la fertilité des femmes. Une salle est consacrée à  Rizal ce qui me permet de voir sa tête. Cet homme physicien, poète est un leader de l’indépendance des Philippines et a été exécuté. Après un café dans ce lieu superbe, j’attends un jeepney à coté d’une gargote et je discute. Mais les travaux de la route font que rien ne passe. Tant pis, je me jette sur le 1er taxi. ET tout de suite, des locaux me demandent si on peut partager la voiture. Moment d’échanges super sympas. Les philippins sont vraiment cools. Chaque fois, ils sont surpris que je voyage seule.

Musée assez minable. C’est petit, pas moderne, poussiéreux. Par contre, on se rend bien compte par des photos que la ville actuelle date des années 50/60. Avant cela ressemblait à un gros village colonial ( maison du gouverneur, country club….) mais tout a été détruit par les japonais pendant la 2eme guerre mondiale.

Passage au marché.Il a de grandes allées, bien aérées. C’est rare. Pas mal de fruits et légumes inconnus. Baguio est la région des fraises mais ce n’est la saison.

20 Août- Ile de Luzon- Vigan 6h de bus pour Vigan. On crève et je suis impressionnée par la vitesse à laquelle la roue est changée. J’arrive à San Ildefonso.7 kms après Vigan, village où je vais rester dans une famille pour deux jours et demi. N. habite chez ses parents car il est ici en vacances. Il travaille et vit au Qatar. J’estime à environ 60 ans l’âge de ce couple qui m’accueille gentiment. La maison a 3 chambres, une sorte de coin salon prolongé par une salle à manger, une cuisine, wc, douche. Le toit est en tôle, le sol en béton. Derrière la maison, un grand terrain avec une autre maison où vivent des membres de la famille. C’est assez rudimentaire. Pas de siphon au lavabo des wcs, pas d’eau chaude, une douche qui ne fonctionne pas donc douche africaine. La maman lave son linge en le brassant avec les pieds! Par contre, ils sont charmants et je me sens de suite à l’aise. J’aide le papa à éplucher des « malunggay leave » puis avec N., petit tour dans les rues du village. C’est plus la nature parsemée de quelques maisons! C’est calme et ça fait du bien.

Le soir, diner avec N., son frère, sa belle sœur. On me fait gouter du « malaghit », riz avec de l’orange, du sucre et des raisins secs.Puis ce sera du riz avec des calamars, les malunggay leave,  sorte d’épinards avec des champignons puis une banane très bonne.

21 Août-Ile de Luzon- Vigan Après un moment à trainer à la maison,, ce qui fait du bien, jeepney avec N. pour Vigan.Ici, il faut les arrêter sur le bord de la route; ça va être folklo lorsque je serais seule! La principale place de la ville, la plaza Saludo, est sympa avec une immense fontaine en son centre, le capitol ( la préfecture de ce que je comprend) d’un coté et la cathédrale Saint Paul de l’autre. La cathédrale est un peu plus jolie que celles vues jusque là sans que ce soit extraordinaire. L’autel m’apparait comme très kitch. Le vieux Vigan, principalement la rue Crisologo, est superbe. Piétonne avec uniquement les calèches, elle est bordée des deux cotés par des maisons espagnoles, construites par les chinois qui étaient l’élite locale. Elles sont plus ou moins restaurées. Vigan, une ambiance totalement différente. Plus calme tout en étant vivant, il y a ici du tourisme asiatique. On prend une calèche et N. m’explique que c’est un moyen de transport utilisé par les habitants; il allait d’ailleurs à l’école ainsi. Arrêt à la maison « Syquio Mansion » qui était la maison du 6eme président des Philippines. Cela ressemble énormément à la maison visitée à Manille. Puis arrêt dans une fabrique de poteries. Hallucinant: un buffle tourne en rond pour pétrir la terre, un homme fait tourner avec son pied, toutes les 2mns, le tour à poterie pendant qu’un autre façonne l’objet.Plus loin, un autre philippin s’occupe du four. Celui-ci est une tranchée recouverte de terre et de poteries, à l’intérieur ce qui doit être cuit. Le tout sous un toit de tôle, pratiquement sans lumière mais grosse chaleur. Il ne doit pas y avoir d’inspection du travail aux Philippines!

Pause déjeuner dans un restau populaire où j’invite N qui a eu la gentillesse de payer la calèche.

Fabrique de tisserands. Rien de vraiment nouveau mais sympa et pas cher pour du fait main.

Le soir, on ressort avec la famille pour un spectacle d’eau et de lumière sur la place Salcedo. Magnifique. Des jets d’eau de couleurs  au rythme de la musique moderne, classique, opéra….Grandiose.Gratuit et chaque soir. Chapeau! Dégustation d’empanadas spécialité de la ville ( beignets avec du chou, des carottes, un œuf). Bon et pas cher. Une soirée très agréable.

22 Août- Vigan Je retourne à Vigan, seule cette fois. Je vais devenir une vraie pro du jeepney. Ballade dans les rues, pause écriture avec un café glacé. Je retourne aussi voir les maisons. Sympa et tranquille. Je me fais déposer au Hidden Garden. C’est moitié un jardin, moitié une pépinière. Petit. Par contre, il y a un restau dans un cadre magnifique. Je teste le « puqui puqui », aubergines, oignons, tomates et œufs dans une sorte de purée. C’est bon. Au petit déj’, dans la famille, saucisses de porc. Un peu dur! Je suis impressionnée par la quantité de riz que les philippins avalent.

L’après midi je veux essayer d’aller voir la mer mais N. semble peu enclin à m’aider. Cela semble compliqué. Je laisse tomber. Mon cs semble surtout aimer ne rien faire et trainer sur le net. Dommage car, du coup, c’est un peu long mais bon, pas très grave.Je regarde la vie philippine.

23 Août-Ile de Luzon Journée bien longue et galère. On attend le bus sur le coté de la route pendant au moins 30mn. Le bus est « deluxe ». J’ai un immense fauteuil pour moi toute seule qui s’incline et avec plus de place. Coté confort, c’est bien mieux que ce que j’ai pris jusqu’à maintenant. Mais c’est long, c’est long…. Il passe par les villes qui sont totalement embouteillées, il s’arrête pour prendre passagers et colis. 11heures pour environ 600kms! Par contre,chaque fois, les gens me parlent facilement. A Manille, il me faut encore prendre un taxi.Ouf! Après 12h me voilà enfin à la guest!

​Ile du Mindoro

 

24 Août 2014- Ile du Mindoro De nouveau départ aux aurores pour 2h30 de bus qui me dépose au port de Balatangas. De là, je prends un bangka, bateau en bois, pas très grand, sans confort.Très typique mais dur dur avec les bagages pour monter et descendre. 1h de traversée et nous arrivons à Sabong. Là, choc! C’est superbe! Des criques avec cocotiers,bananiers et des bicoques. Je suis totalement émerveillée durant les 30mn qu’il reste pour arriver à White Beach. Là,le bateau arrive directement sur la plage. Pas de ponton, rien! Tout au long de la plage, restaus, bars, bicoques de « binz à touristes ». Je trouve une chambre dans une ruelle un peu en retrait. Au calme pour dormir. La meilleure chambre jusqu’à maintenant. Très grande, au calme, avec un ventilateur efficace, une salle de bain dans la chambre. Pas d’eau chaude mais elle est parfois tiède par le soleil et il fait si chaud ici que ce n’est plus un problème. J’adopte tout de suite la chambre et le lieu. Je me sens bien.

25 Août-White Beach 8h du mat’, je suis dans l’eau!Elle est chaude, c’est vraiment le top! Journée farniente.Le soir, je retrouve H. une jeune française qui vit ici. Cela fait du bien de parler français. Soirée sympa. La belle-mère de P a 19 ans, philippine et on père, français, 67 ans! P. m’explique la prostitution. Des filles, souvent très jeunes, repèrent le touriste. Pour 3000 pesos les 24h,la fille empoche 1500, sans compter la nourriture, les verres, les cadeaux. Lorsque l’on sait que le salaire mensuel moyen est de 3500p….Ils n’utilisent pas de préservatifs. White Beach serait l’ile de toute les Philippines avec le plus grand nombre de sida! S’il y a enfants, ils sont soit recueillis par la famille soit abandonnés…Dans une famille, pas de soucis pour être présenté comme « petit ami ». Mais une fois mariés, catholicisme oblige, le divorce n’existe pas. C’est le seul pays au monde où le divorce n’est pas autorisé!

Le soir, sur la plage, spectacle tout d’abord de « dance fire ». Un gars bouge,plus qu’il ne danse, avec à chaque main une corde et au bout d’immenses flammes. C’est joli avec la mer que l’on devine dans la pénombre. Puis spectacle de danses et chants de transsexuels. Ils viennent à Puerto Galera car ils ne sont pas toujours bien acceptés et ici aucun problème. Il est vrai que j’ai remarqué une grande tolérance lors de la baignade. Certaines nagent habillées, d’autres en maillot mais avec une robe de plage par dessus, d’autres encore en maillot de bain une ou deux pièces.

26 Août-Ile de Mindoro- White Beach Ce matin, il pleut et cela va durer toute la journée. Je vais tout de même me baigner sous quelques gouttes mais il fait chaud. H. m’explique que ce qui me pique dans l’eau et que j’ai pris hier pour du sel, sont des « gypsis fishs », sortes de minis méduses microscopiques.

Je vais sous la pluie à Puerto Galera à 7kms. ça gadouille vite. La route semble vraiment jolie. Sorte de forêt tropicale sur route de montagne. Dommage qu’il y ai cette pluie. Puerto Galera est une petite ville, pas belle mais pas désagréable, avec un centre qui serpente tout au long de la route principale. Il y a un mini port dans une crique où sont amarrés bateaux et yachts. Joli. Je fais du change dans….un supermarché!  Je teste des sortes de brioches fourrées à la noix de coco. Bon et pas cher. Moment éphémère et sympa avec un marchand de glaces devant une école.

27 Août- Ile du Mindoro- White Beach Marche après ma baignade, ballade d’une heure trente pour faire de la photo. Je vais à la crique juste après White Beach, la plage d’Aninuan. Et là encore, je suis scotchée par la beauté du paysage. Les plages d’ici sont vraiment paradisiaques!

28 Août- Ile du Mindoro-White beach Malgré un certain affaiblissement dû à la chaleur, au manque de nourriture, aux turistas, je pars pour la cascade de Talipanan. Sur une plage, je trouve un gamin de 15 ans, qui ne va d’ailleurs pas à l’école, pour me servir de guide. On passe d’abord par un village ethnique (ethnie Mangyan) . Super, génial! Un petit village au milieu d’une végétation dense. Des femmes font de la vannerie. Super moment. Les maisons sont de grandes huttes traditionnelles avec  des murs en bambou et des toits en feuille séchées de je ne sais quel arbre. Ces toits se changent tout les deux ans. Il y aurait ici une centaine d’habitants. J’adore ce moment! Après ça se corse sérieux. Il n’y a pas de chemin et il faut gravir la montagne en suivant un ruisseau et grimper à travers de gros rochers. Il a plu et c’est une patinoire! Le plaisir de l’environnement est gâché pour moi par le coté « grimpette et sport ». La forêt est tropical et c’est beau. Je dégouline, m’abime un genou, me coupe….La douche et la pause s’impose au retour!

Après ma baignade de l’après -midi, j’ai l’occasion la partie la plus tendre d’un balut, œuf fécondé. Les philippins en raffolent. Vraiment difficile et particulier pour moi!

 

Boraçay

 

29 & 30 Août Après la baignade, je prends un bangka direction Baticlan. Là une longue attente au terminal de bateaux. A 19h, je peux monter sur le ferry. La classe touriste est une vaste pièce avec une cinquantaine de lits superposés. Nous sommes chacun dans une sorte d’alcôve donc un peu plus intime que la classe « normale ». La nuit sera courte entre une gamine qui hurle et le haut parleur à 3h du mat’. Avec mon duvet, c’est tout de même beaucoup plus confortable qu’en bus et on peut marcher! Levé de soleil superbe….

A Boracay ( White Beach 3), ma chambre est dans le magnifique jardin d’un particulier. C’est un bungalow. Ce qui fait la réputation de Boracay est une plage de 5kms. Celle-ci est coupée abstraitement en 3 stations. La 3, où je suis , est la plus au sud de l’île et la moins onéreuse, la plus locale.  Plus on avance, plus c’est cher. La plage est de sable blanc, sans coquillages, bordée de cocotiers avec la mer….époustouflante de bleu et de transparence. C’est encore paradisiaque, magnifique. L’eau est chaude. Toutes sortes de petits bateaux. Un délice….

31 Août- Boracay Encore un petit déj’ en bord de plage. Vraiment agréable. Aujourd’hui, j’ai le droit à de la mangue. Moi qui n’aime pas ça, elle est succulente et je l’apprécie.

Je traverse l’île pour aller au Mont Lytho. La route est sympa. Au début, elle me permet de voir la ville, elle passe ensuite par une plage déserte puis serpente dans la nature avec juste quelques maisons traditionnelles. La végétation est toujours très drue, très verte et belle. En haut d’une colline, avec un accès payant, on grimpe des marches puis des plateformes créées par l’homme et là………ourpss…panorama sur toute l’île. Plus d’une fois, les paysages de ce voyage m’auront laissé sans voix. Mélange de vert et de bleu extraordinaire.

Baignade et longue ballade le long de la plage. Amusant et surprenant, on ressent bien la différence entre la station 3 et 2. Cette dernière a beaucoup plus de bars, restaus branchés, d’hôtels plus luxueux. L’été doit être un enfer de monde pour qu’il y en ai autant!

Je dine d’un poisson avec une sauce succulente, de légumes avec riz bien sûr. Boudiou! Que c’est bon et comme ça fait du bien!

Je finis la soirée en retrouvant des philippins rencontrés hier. Petit cocktail à 0€50 sur la plage en discutant. Sympa. J’adore ces rencontres!

01 Sept- Boracay Journée ballade et farniente.

 

Ile de Panay

 

02 Sept- Me voilà repartie mais les réveils deviennent difficiles. Je sens la fatigue. A ma descente de bangka à Caticlan, des vans partent pour Iloilo. Trajet assez folklo! Déjà on écrase un chien ce qui ne semble pas trop émouvoir les personnes présentes. Ensuite je trouve la conduite de notre chauffeur assez sportive: si ça ne passe pas à gauche, il passe à droite et il roule vite. En me mettant devant, je pensais à un peu plus de confort mais une jeune femme charmante est avec moi ainsi que nos sacs. Un peu serrée! Et enfin la route finira par de la piste. Sur la route, pas mal de maisons traditionnelles; Je remarque qu’ici les ouvertures de fenêtres  sont recouvertes de plaques de bois tout ajourées, genre moucharabieh arabe. Pour la chaleur, j’imagine… Soit ce sont des rizières à perte de vue, soit toujours cette espèce de forêt tropicale. Je retrouve aussi ici les buffles déjà croisés dans le nord de Luzon.

A l’arrivée, M et J son mari viennent me prendre en voiture et m’emmènent déjeuner de riz à l’ail ( meilleur que le riz plain, blanc nature), de brochettes de porc bbq et d’un shake à la mangue. Puis direction la maison. Extérieur et jardin sont superbes et font luxueux. A l’intérieur, au dessus d’une partie de la salle à manger, une mezzanine, ce qui donne une hauteur de plafond importante et un style à la pièce. Une sorte de salon d’extérieur  abrité, un coté très sympa. J’ai une petite chambre avec salle de bain mais douche au seau et à l’eau froide. C’est tout pleins d’attentions. Sur le lit, un petit panier avec un mot « bienvenue Isa, sept 2014″, serviettes , produits de toilette. Sur une table, bouilloire, café, biscuits, eau…Il y a tout pleins  de gens dans cette maison: employées, maman, tante, sœur,cousines, 3 employées de maison avec chacune un rôle précis. Après une longue pause, J. revient me prendre pour un tour rapide dans un centre commercial à ma demande et me faire gouter des fishballs, cuisine de rue, brochettes de beignets de poisson avec une sauce sucrée. Délicieux; Diner tout les 3 à la maison.

03 sept- Ile de Panay Ce matin départ à 8h pour l’exploitation de riz de son époux. Exploitation familiale depuis 3 générations. Le riz met 90 jours à être récoltable.Ils le coupent à la serpe, l’emmènent en silo pour enlever les impuretés et le mettre en sacs. Lorsque les parcelles sont petites, il est nettoyé et séché au soleil sur les bords de la route. Moment avec les gens de l’exploitation qui vivent dans une sorte de hutte, qu’ils appellent « la ferme », très très sommaire. On me fait gouter de l’eau de coco avec la chair mais je trouve cela fade. Ensuite nous allons dans un jardin, terrain qui appartient toujours à la famille pour un déjeuner sommaire à ….10h30!

L’après-midi, après une pause à la maison, M. me dépose dans le centre ville. Cela n’a aucun charme mais ça me fait du bien de me balader seule. Une grande artère avec tout plein de bouis bouis qui vendent tout et rien. Petit moment avec un vendeur de fruits qui me fait gouter des lanzones, fruit indéfinissable mais succulent.

Anecdote: une des employées de M. demande aux chauffeurs de jeepneys de me déposer à un endroit. Et bien, ils refusent tous car ils ont peur que je me perde! Elle est obligée de m’accompagner! Marrant.

Après une vraie douche ( boudiou que ça fait du bien!),1h de massage à l’institut de M. Encore une fois, un délice pour 3€30. Ils ont 5 boutiques de massages ( soins visage, manucures, pédicures, massages pieds, mains et corps). Chaque employée a une commission payée à la journée. Pour un massage à 200pesos, la masseuse a 85p.

Nous dinons toutes les deux.

04 sept- Toujours pas de petit déj’ proposé. Bonne nouvelle: M. me dépose à l’aéroport. cette nana est vraiment très serviable avec un grand sens de l’hospitalité.

Avant d’aller prendre mon vol, ballade en voiture dans les quartiers Tapaz et Jaro. Rien de sensationnel. Quelques vieilles maisons.

Galère d’avion qui se termine bien.

Anecdote: Dans le vol Manille/Puerto Princesa, je suis à coté d’une dame et sa fille. Elle me donne l’info qu’il faut que je sorte  de l’aéroport pour avoir un tarif correct de tricycle.  Et bien ces charmantes femmes attendent mon sac avec moi, négocient le tricycle pour moi, décident que nous le partageons et m’accompagnent à ma guest. Là, elles attendent que je visite les chambres pour m’aider au cas où ça n’irait pas. Vraiment super sympa!C’est le plus frappant de ce pays: la gentillesse de la population

 

​Ile de Palawan

 

05 Sept- Ile de Palawan- Puerto Princesa Déluge aujourd’hui…Je vais tout de même au Palawan Heritage center. Pour cela je traverse la ville,il y a ici une rue principale avec plein de bouis bouis  sans grand intérêt et la circulation. Puis les rues perpendiculaires sont beaucoup plus calmes, plus vertes avec des maisons. C’est un peu partout cette configuration dés que la ville est de taille moyenne.

Le Palawan Heritage Center est un musée qui retrace l’histoire, l’environnement, la population de l’île. On l’ouvre pour moi et j’ai un guide qui suit chacun de mes pas en me faisant un discours en anglais auquel je ne comprends rien! Un peu casse-pied tout de même! Dommage , un peu décousu et pas assez de dates. Je comprends que les philippines sont une colonie espagnole à partir du début du 16eme s. jusqu’au début du 20eme. Les américains rachètent l’île aux espagnols. Juste avant la 2eme guerre mondiale, des mouvements nationalistes, entre autre avec José Rizal, prennent de l’importance. 1er président  en 1935 mais l’indépendance sera vraiment effective après la guerre. Lors de cette dernière les japonais bombardent énormément le pays.

Déjeuner dans un jardin magnifique. Dommage que la météo ne soit pas avec moi. Après midi farniente.

06 Sept- Ile de Palawan- Puerto Princesa Je vais voir la cathédrale qui est, de toutes celles que j’ai vu, celle que je préfère. Je la trouve assez jolie et elle est toute bleue à l’extérieur. Devant son parvis, il y a un espèce de terrain de basket ( sport national et pas le foot pour une fois!). Cela donne à l’endroit un lieu de vie que j’aime bien. Je descends vers la mer par une rue de bidonvilles. Les gens ont l’air de vivre ici dans une insalubrité assez impressionnante mais toujours aucun ressenti d’insécurité.

Il y a une jetée le long de la aie. La vue est jolie, la ballade agréable.

Dans l’après midi marché. On y vend le poulet parties par parties ( pattes, têtes, ailes, cuisses). Cela m’impressionne. Les marchés sont couverts et par sections ( riz, viandes, poissons…)

Une bonne petite journée. Puerto est une petite ville agréable.

07 sept- Ile de Palawan Départ pour El Nido. Cool, je peux m’installer devant et durant tout le trajet le chauffeur me laissera seule alors qu’ils sont entassés derrière.

La route Puerto/ El Nido est la plus belle que j’ai faite. De la forêt tropicale, des rizières, de la montagne, de la mer. Elle est aussi pleine de scènes de vie. Un paysan avec son buffle qui travaille dans un champs, des enfants qui jouent, des femmes lavant le linge dans un cours d’eau, des enfants qui travaillent à la réfection d’une route. Toutes les maisons sont traditionnelles. C’est moins développé ici. J’ai l’impression d’arriver au bout du monde. Pour renforcer cette impression, la route devient piste.

Le chauffeur, sympa, me dépose au pied de mon ressort à quelques kilomètres d’El Nido. 4 bungalows à flanc de montagne. Une grande chambre moderne avec clim,frigo, écran plat,  thermos…Déco alliant le traditionnel et le moderne. Une immense baie vitrée et insonorisée ( cool pour les coqs le matin) qui donne sur une terrasse avec canapé, fauteuil d’extérieur, table et un hamac. Et une vue….Une vue qui laisse sans voix dont je ne me lasserais pas pendant mon séjour. Les palmiers, la mer, les îles au loin; ce n’est pas beau, c’est à couper le souffle. Une mezzanine avec  vraie douche et eau chaude. En contrebas de mon bungalow, un abri traditionnel avec canapés et zone wifi, la piscine juste à coté. Et top du top, on me livre  le petit déjeuner dans la chambre à l’heure que je veux. 75€  la nuit, je n’en aurais pas eu la moitié à ce prix là en France.

ça fait un bien fou. Je suis bien. L’idée de rentrer est dure, très dure. Angoissante même.

Je passe un moment à discuter avec le proprio des lieux, me fait livrer un sandwich puis de nuit, je vais me baigner. Le paradis….

08 Sept- Ile de Palawan- El Nido Petit déj’ avec du vrai pain après une baignade. Je profite, je profite du lieu, retourne me baigner…Vraiment agréable.

Je vais à pied à El Nido, petit bourg en bord de baie, sans rien d’extraordinaire mais calme, agréable, typique. J’y bois un verre, m’y ballade, y déjeune. Ici, la baie est pleine de minis iles, énormes rochers de calcaire ou îles un peu plus grandes avec juste quelques villages. La vue est différente. C’est très authentique.

Le soir, massage directement à mon bungalow.

09 Sept- El Nido Grosse déception, ce matin, après les torrents de pluie d’hier, la météo n’est pas assez clémente pour assurer la journée de bateau que j’avais réservé. Je me console en me disant  que je vais profiter de l’hôtel et de la piscine. C’est gris mais il ne pleut pas et surtout il ne fait pas froid. Après ma baignade quotidienne, je retourne à El Nido. Puis direction « Las cabanas ». C’est la plage que l’on voit au loin de mon bungalow. Après un chemin boueux à travers les cocotiers, une plage déserte. Il n’y a que quelques locaux qui déjeunent. Super moment lorsque je déjeune de crabes au lait de coco,seule, face à la mer.

Farniente puis tatou à l’hôtel.

10 Sept- Ile de Palawan Trajet en van. Sympa, nous ne sommes que 3,le chauffeur est très agréable. Papotage et une route toujours pleine de scènes de vie.

Arrêt dans un restau où je découvre un nouveau fruit: le guyabano

A Puerto Princesa, galère avec la compagnie Cebu, qui n’est vraiment pas conseillée.

Fin de voyage vraiment super à pleins de niveaux. Le plus marquant: la beauté des paysages et la gentillesse des Philippins.