
Remarques générales
*Partout les rues sont très propres. Je remarque qu'à chaque poubelle publique, il y a un cendrier.
*Où que le piéton traverse, les voitures, toutes les voitures s'arrêtent
Les plats dans les "bars à lait" sont très, trop pour moi, copieux
Surprise par les cafés qui sont nombreux à être très cosy, très agréables
Les polonais sont parfois très froids et fermés
12 Mai 2025: Arrivée sans encombre. Tout va très vite!La descente d'avion, le chauffeur bien présent (pas dans mes habitudes mais bien pratique vu l'heure tardive), tout de suite la voiture ( je sens qu'il a hâte de rentrer à la maison) et à peine 20mn plus tard, je suis devant mon airbnb.
13 Mai: Malgré l'heure tardive d'arrivée, je suis réveillée très tôt. Qu'à cela ne tienne, le supermarché à 2 pas ouvre à 5h30, j'y suis à 6h15 du matin! Je n'avais jamais fais cela encore! Et je n'y suis pas seule à cette heure!
Je passe par la place Rynek Glowny ( place du marché principal) et la hall aux draps. C'est la plus grande place d'Europe mais comme il y a ce bâtiment, cela coupe la perspective et ne donne pas d'impression d'immensité. Je ne m'attarde pas car je prévois de revenir.
Musée national: le bâtiment est austère. Tellement sans vie que j'ai un doute sur l'accès et sur son ouverture. Mais non, je suis au bon endroit et c'est bien ouvert! Gratuit le mardi. Volontairement, je choisis de visiter uniquement l'espace peintures du 19eme & 20eme siècles. Certains artistes m'interpellent mais ils sont bien trop nombreux pour moi avec des noms trop compliqués à retenir. De plus, ce musée est un labyrinthe. Du coup, je n'apprécie pas le lieu à sa juste valeur. C'est totalement personnel mais je préfère vraiment les musées ou expos mono-artiste.
Je vais déjeuner dans un bar mleczny (bar à lait). Ce sont des restaus très populaires, un peu genre cantine ouvrière. 2 tables dans une cour, 5 ou 6 à l'intérieur. Ici, pas de chichis. Je m'installe face à un monsieur. La serveuse, sympa, voyant que je suis perdue, va me chercher une feuille écrite en plusieurs langues. Pierogis à la viande et carottes rapées. Très copieux et succulent. On débarasse son assiette puis on passe à la caisse. J'ai mangé pour 5€50! Coup de coeur
Le quartier où je dors est le quartier juif, Kazimierz.
La synagogue Tempel,construite au 19eme de style mauresque. Façade jolie; je ne rentre pas.
La place Nowy est adorable. En son centre, un grand kiosque avec des stands de nourritures et principalement les zapienkankas. J'aime beaucoup cet endroit, animé mais pas trop, très local et authentique.
Dans ce coin de la ville, pas de beaux bâtiments, certains sont même assez délabrés mais il y a quelque chose de particulier, une atmosphère à la fois décontractée,bohème, sereine. Je ne sais pas......je me sens bien. J'aime bien cet endrot.
La haute synagogue est la 3eme plus ancienne; elle date de 1560. Elle doit son nom parce que la salle de prière était au 1er étage.
La vieille synagogue est le plus ancien lieu de culte juif de Polone.
Je teste le "kompot", boisson à base d'eauet de fruits rouge. C'est bon.
14 Mai: 30mn de train moderne, propre, m'emmêne aux mines de sel de Wieliczka.
Pas mal de monde mais bien organisé. J'ai de la chance mon groupe n'est pas trop important et le guide très bien.
On commence par descendre 300 marches pour aller au niveau1, 36m sous terre. Puis tout le long de la visite, ce sont des galeries avec toute une armature en bois pour éviter que cela bouge. Travail de bois incroyable. Tout ici est en sel. Il est pur donc gris, absolument rien de blanc. Lorsqu'il y a de petites infiltrations, il y a ce que je prends pour des champignons blancs. Ils appelent cela du choux-fleurs, c'est du sel.
Tout au long de notre longue déambulation, on trouve "des chambres", sortes de grottes d'extraction. Certaines ont des reconstitutions des conditions de travail, de matériel en bois ; que des sculptures en sel faites à partir du 17eme siècle jusqu'à nos jours. Le bois et le sel se conjuguent très bien à l'inverse de la feraille.
L'exploitation de cette mine a commencé au 13eme S pour se terminer en 1996. Il y a 9 niveaux; le dernier a plus de 300m sous terre. On descend jusqu'au 3eme à 134m. 250 kms de galeries, 2400 chambres! Le tout est classé Unesco.
Travaillaient ici 300 mineurs, uniquement des hommes ni femmes ni enfants. Ils étaient plutôt privilégiés et fiers de leur métier; payés à vie, nourris et ils avaient droit à une certaine quantité de sel.
Jusqu'à une certaine époque, tout était transporté par l'homme puis des chevaux ont été descendu, des écuries installées. Les animaux ne remontaient jamais ne pouvant plus s'adapter au jour.
Les mineurs étaient très croyants. Le métier ayant des risques, ils priaient avant de travailler. Il y a 4 églises dans la mine. La chapelle Sainte Kinga est la plus grande, creusée en 1896, elle fait 1000m2 et 12m de haut. On reste béat les 1eres minutes...Totalement indescriptible de beauté et de surprise! Partout des scènes bibliques sculptées en sel, même le magnifique lustre est en sel. Aujoud'hui on peut encore s'y marier ou se faire baptiser.
Certes la mine a été fortement adaptée au tourisme depuis très longtemps mais vraiment une visite originale, très bien faite.
Coup de coeur. A faire sans hésiter.
Au retour, je vais place Nowy dîner d'une zapiekanka. A l'origine, repas du pauvre, un morceau de pain toasté avec quelques garnitures. Aujourd'hui, le choix a été élargi mais le principe est resté le même et c'est toujours peu couteux. On choisit aux stands et on mange debout ou assis tous ensemble aux quelques tables. Je verrai plusieurs fois, les locaux en manger un peu à tout heure. Copieux et sympa.
15 Mai: Ce matin, 2eme obwarzanki.Cela ressemble au Bretzel et moi, cela me fait penser au simit turc. Cela ne coûte rien et ils ont des goûts différents.
Train direction les camps mais je ne dois pas prendre le bon car il met 1h30 au lieu d'1h.
Pour rejoindre Auschwitz, je marche environ 20mn.
Nous sommes parqués dans une salle surchauffée, les guides arrivent en fonction des heures et des langues. Prise de casque et l'on suit la guide qui parle dans son micro. Tout ce que j'aime....Jusque là pas grave, ça fait partie du jeu...
On passe par un couloir où sont énumérés vocalement des noms de victimes. Emouvant.
Puis on entre sur le site de l'ancienne caserne militaire qui fut transformée en 1939. Auschwitz était un camp de concentration. Ici, il n'y a eu qu'une seule chambre à gaz qui ne fut pas active pendant toute la guerre. Le guide montre différents "blocs" ( bâtiments)
C'est l'usine à touristes! Il y a un nombre de groupes impressionnants, tous de 30/40 personnes. Lorsque l'on rentre dans certains blocs, c'est le métro aux heures de pointe! On a du mal à voir les vitrines dû à la foule.Visite absolument pas personnalisée. J'avais été marquée par la visite de Teresin, en République Tchèque mais là pas du tout.
Le camp a été ouvert le 14 Juin 1944, d'abord pour les polonais politiques puis les juifs, les tziganes, les homosexuels. Dans le secteur( 5 camps), 1 million 500 000pers ont été exterminées. Il y avait un "bloc prison" pour des personnes hors du camp avec un tribunal qui se déplaçait ici. Du coup, il y a aussi eu des fusillés. Le "bloc 10" servait pour des expériences génitales sur les femmes. A Birkenau, un autre "médecin" faisait, lui, des expériences sur les jumeaux pour tenter de comprendre comment cela fonctionne et les éradiquer. Il n'y aura aucun résultat. Photos, objets des prisonniers sont visibles le long du parcours.
Après 10mn de pause, un bus nous dépose sur le site de Birkenau.
Dès le passage de "la porte de la mort", mon ressenti est plus fort.
Birkenau était un camp d'extermination où se trouvaient 4 chambres à gaz, la 4eme n'ayant pas eu le temps d'être terminée de construire.
Il y a moins à voir, le temps ayant détruit beaucoup des baraquements en bois.
Moins de touristes, l'impression d'immensité, le silence, on se projete plus, c'est plus émouvant.
Nous allons là où arrivaient les trains. 2 voies de chemins de fer, l'une pour les trains à l'arrivée, l'autre pour ceux qui partent. Ici était faite la sélection. Les enfants, malades, les personnes inaptes au travail étaient directement dirigées aux chambres. Ceux qui restaient , les hommes dans les baraquements en bois, les femmes constructions en dur, séparés par des barbelés. Avant la guerre, il y avait sur le site un village. La population a été expulsée en 1h, les habitations détruites et les matériaux réutilisés pour la zone femmes.
Entre l'espace où étaient les fours crématoires, un mémorial a été élevé bien après l'évacuation. Touchant.
Avant de partir en catastrophe, les allemands ont fait sauter chambres et crématoriums. On voit les ruines de l'escalier descendant aux douches. Les nazis, jusqu'au bout, laissaient l'espoir; exemple, aux douches avant les chambres, ils conseillaient de bien plier les vêtements pour mieux les retrouver....
Au départ, les corps étaient mis dans des charniers mais il y en eut trop d'où les crématoriums.
On termine la visite par un baraquement de femmes qui contenait 400 pers.
A Birkenau, pendant la guerre 82 000 personnes et seulement 2500 allemands réguliers.
Après 4h de visite, le bus nous dépose au parking.
Aucune regret de l'avoir fait mais vraiment trop "usine à touristes" et moins dur que ce que je pensais.
16 Mai: Ce matin, je traverse le fleuve la Vistule, pour me rendre au quartier Podgorze où se trouvait le ghetto de Cracovie. La place centrale, renommée "place des héros du ghetto" (Plac Zgody durant l'occupation) est un carré vide avec 70 chaises symbolisant les déportés. C'est simple et cela prend aux tripes.
A un angle, la pharmacie de l'Aigle. Le patron fut le seul non-juif à avoir l'autorisation de rester dans son quartier. Lui, son équipe et le lieu furent endroit de résistance. Médicaments donnés, messages passés aux contacts hors du ghetto, enfants cachés dans la pharmacie. Le commerce et son patron traversèrent la guerre; l'officine fermera en 1967, fut un temps un restaurant avant de devenir un musée en 1981.
Je vais voir un petit bout du mur du ghetto. Il en reste peu, sans aucun doute pas d'origine mais certainement au bon emplacement.
Après un café, je me dirige au quartier du château Wewel. Ce dernier n'est même pas vraiment beau. Il est embriqué autour de la cathédrale qui est, de l'extérieur, très grande et magnifique. Au fond du petit jardin, une vue sur la Vistule.
La basilique des franciscains est superbe. Coup de chance, quelqu'un joue de l'orgue. J'adore les vitraux de Stanistaw Wyspinski. De style Art Nouveau, c'est magnifique. Coup de coeur
C'est la nuit des musées, je retourne donc en soirée dans le ghetto pour aller visiter l'usine de Schindler. J'arrive 10mn avant et déjà la queue est longue...Je suis un peu effrayée par la foule dans les 1eres salles mais c'est grand, cela se dispatche. C'est parfait.
Ce n'est pas l'usine que l'on visite mais un musée qui retrace l'histoire de Cracovie de 1919 à 1945. De l'usine, on ne voit que le bureau resté en l'état. C'est très complet; il y a énormément de photos, de documents, de choses à voir et surtout à lire. C'est aussi très immersif, tout une atmosphère visuelle, sonore dans chaque recoin. Très bien fait mais du coup parfois un peu lourd vu le sujet. Une grosse frustration aussi: lire en anglais. Je ne comprends pas tout et surtout au bout d'un moment, je décroche. Il me faudrait vraiment un audio-guide car c'est super enrichissant.
En sortant, je suis un peu "plombée" saturant du sujet 2eme guerre mondiale mais très satisfaite d'avoir pu découvrir ce musée. Très bien, à faire
17 Mai: En me dirigeant vers la porte St Florian, je fais un bon bout du Planty. Ce sont les anciennes douves de la ville et l'emplacement des remparts qui ont été remblayés par les autrichiens vers 1820. Depuis c'est un espace vert, promenade avec des bancs qui fait le tour de la vieille ville.
En face de la porte Saint Florian, se trouve la barbacane qui servait d'écuries municipales. C'est joli, bien restauré. De la même façon, les 2 tours de chaque coté de la porte , seuls vestiges tout cela des fortifications. Côté vieille ville se trouve l'arsenal que je trouve très joli.
Passage devant le beau bâtiment du musées des beaux- arts avec sa frise tout autour.
Place principale, le Rynek, avec l'église Notre Dame, la belle église Sainte Barbe, la tour de l'hôtel de ville. Je ne rentre pas.
Je termine par la cour du Collégium Maïus. Superbe, coup de coeur. C'est le plus ancien bâtiment de l'université jagellone de Cracovie. Il date du 15eme siècle. L'université, du nom de la dynastie royale des Jagellon, est la plus vieille d'Europe, datant de 1364. Un très agréable havre de paix.
Soirée et diner dans mon quartier.
18 Mai: Direction la gare. Me voilà rassurée; un échange avec une polonaise me confirme que même eux se perdent dans cet endroit! Alors imaginez moi.......Mal fichu et pas de personnel pour se renseigner.
Je reviens un peu sur ma 1ere impression. Soit les polonais , de ma petite expérience, sont très agréables, soit très froids et fermés. Ils ne disent pas bonjour, ne s'excusent pas s'ils te bousculent.
Je suis aussi surprise de voir autant d'écclésiastiques, plus d'hommes que de femmes d'ailleurs.
Dépot de ma valise dans une consigne de la gare, très bon marché et achat du billet de train pour l'aéroport. Pas compris, il est moins cher que prévu et très abordable comparé à des tas d'autres villes européennes.
Par hasard, je tombe sur le théatre Juliusz Slowacki en activité depuis 1893. Architecture extérieure splendide qui donne très envie de voir l'ntérieur. Tout est fermé, dommage.
Je traverse la ville pour aller au musée Stanistaw Wyspianski. Il est dans un ancien grenier grains. Là , un vrai délice! J'y suis seule et j'aime beaucoup cet artiste. Il fut très complet; vitraux, théatre, écriture, peinture.... Mort à 38 ans de la syphilis. Le musée n'est pas très grand, j'aurai bien prolongé un peu! Ah! et j'ai payé 5 ( donc rien) au lieu des 20! Là encore rien compris!
Top, j'ai juste le temps de déjeuner dans le 3eme bar à lait repéré. Je teste la barszcz, soupe de betterave rouge très liquide. Surprenant au goût et bon.
J'ai préféré le quart/ier juif à la vieille ville. Une cité agréable avec au hasard des déambulations de chouettes bâtiments. Mais pas d'énorme coup de coeur sur l'ensemble.